Beaujolais et Côtes du Rhône, poids lourds en Rhône-Alpes

Rhône-Alpes est une terre de vins. Ainsi la viticulture est présente dans tous les départements. Dans la Loire, on trouve les Côtes du Forez et les Côtes Roannaises. Dans l’Ain, les vins du Bugey sont font petit à petit une place sur les tables. En Ardèche, les vins du Vivarais. Les vins du Diois ou l’appellation Grignan-les-Adhémar.

Mais en Rhône-Alpes, les deux « poids lourds » de la viticulture sont les Côtes du Rhône, au sud de Lyon et le Beaujolais, au nord de Lyon. Deuxième vignoble français pour les appellations derrière le Bordelais, le vignoble des Côtes du Rhône, en Vallée du Rhône septentrional, est à cheval entre Rhône, Drôme et Ardèche. Il compte des noms prestigieux comme le Côte-Rôtie ou le Condrieu. La production s’élève à 371 millions de bouteilles par an. Une production qui est aussi massivement exportée (36%). Côté Beaujolais, ce sont 170 millions de bouteilles qui sont produites chaque année, entre primeur et crus. Là encore, une part importante de la production est exportée, à hauteur de 40%. Notamment en direction de l’Asie.

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Faire la différence entre les différentes techniques agricoles

tree-1247796_960_720 Permaculture, agroécologie, agriculture biologique trois techniques agricoles si proches et si différentes. Quelques lignes pour tout comprendre. 

Un article de C. DION – Colibris le Mag

 

L’agriculture biologique recouvre potentiellement le nombre le plus large de pratiques. Cultiver en bio veut dire ne pas utiliser d’intrans, ni de produits phytosanitaires issus de la pétrochimie. Pour autant, il existe un bon nombre d’agriculteurs bio, qui, à cette exception près, travaillent presque comme des agriculteurs conventionnels : cultures de plein champs, en rang, sur une terre dénudée, beaucoup de travail du sol, très peu de biodiversité, beaucoup de mécanisation.

L’agroécologie (en tant que pratique agricole) va plus loin. En plus de techniques comme le compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, la culture sur buttes…, elle va chercher à intégrer dans sa pratique l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé, comme l’économie et la meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies, le reboisement…

La permaculture n’est pas à proprement parlé un système agricole. Son objet est plus vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.

vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.

Elle va donc pouvoir intégrer l’ensemble des bonnes pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie mais également les énergies renouvelables, l’écoconstruction… Ses applications sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie…

L’esprit de la permaculture est de relier tous les éléments d’un système les uns avec les autres, y compris les êtres humains. Tout particulièrement, la permaculture va chercher à recréer la grande diversité et l’interdépendance qui existent naturellement dans des écosystèmes naturels, afin d’assurer à chaque composante, et au système global, santé, efficacité et résilience. C’est un fonctionnement en boucle où chaque élément vient nourrir les autres, sans produire de déchets « exportables ». Dans son application agricole, la permaculture s’inspire beaucoup des forêts où le sol n’est pas travaillé.

L’agroécologie en tant que mouvement (dans l’acception qu’en donne Pierre Rabhi et Terre & Humanisme par exemple) se rapproche beaucoup de l’esprit de la permaculture, sans pour autant avoir développé le même corpus de pratiques comme le zoning ou les secteurs. Ils partagent en revanche les mêmes idées d’écosystèmes résilients, appuyés sur une vision holistique et sur l’utilisation intelligente et mesurée des ressources locales, pour le plus grand bénéfice des êtres humains qui y vivent.

Quelles sont les aides à la certification bio en Auvergne Rhône Alpes ?

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Quelles sont les aides ?

Afin de réduire pour les artisans et les entreprises les coûts liés au contrôle pour la certification Agriculture Biologique et d’inciter les entreprises et les artisans à développer une activité certifiée Agriculture Biologique, la Région participe aux frais de certification.

Qui sont les bénéficiaires ?

  • TPE (Très Petite Entreprises) en Rhône-Alpes

Au titre des deux années sur les trois premières années de certification AB après notification à l’Agence Bio.

Quel est le montant et l’accompagnement proposé ?

Pour les préparateurs (dont les artisans et restaurateurs) et les distributeurs, certifiés en Agriculture Biologique, le taux d’aide régionale est de 70% du coût HT des frais de certification.

Le montant de la subvention est plafonné à 800 €.

Quelles sont les modalités ?

Frais de certification de l’activité bio des entreprises sur présentation des copies des factures acquittées.

Les Infos pratiques

Index des maladies, de leurs vecteurs et des ravageurs de la vigne.

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Cette liste permet d’accéder directement à des fiches synthétisant les connaissances sur les symptômes de la maladie, la description et la biologie du bioagresseur en cause, et  sur les méthodes de protection à mettre en oeuvre pour le contrôler.

Maladies parasitaires

  • Champignons

Champignons et bactéries des organes aériens
Botrytis cinerea (pourriture grise et pourriture noble)
Elsinoë ampelina (anthracnose)
Erysiphe necator (oïdium)
Guignardia bidwellii (black rot)
Phomopsis viticola (excoriose)

Pilidiella diplodiella (rot blanc)
Plasmopara viticola (mildiou)
Pourriture acide (grappe)
Pourriture à Alternaria (grappe)
Pourriture à Aspergillus (grappe)
Pourriture à Cladosporium (grappe)
Pourriture à Monilia (grappe)
Pourriture à Rhizopus (grappe)
Pourriture à Penicillium (grappe)

Moisissure rose (grappe)
Brunissement de la rafle

Champignons du bois
Eutypa lata (eutypiose)
Champignons associés à l’esca
Botryosphaeria spp. (dépérissement à Botryosphaeria)
Champignons telluriques
Armillaria mellea et autres (pourridié)
Ilionectria radicicola (pied noir)

  • Bactéries et phytoplasmes

Xylella fastidiosa (maladie de Pierce)

Xylophilus ampelinus (nécroses bactériennes)

Candidatus Phytoplasma sp. (flavescence dorée)
– Candidatus Phytoplasma spp. (bois noir)

  • Virus

Grapevine fan leaf virus (GFLV), Arabis mosaic virus (ArMV) (court noué)

Grapevine leafroll-associated virus (GLRaV) (enroulement de la vigne)

Maladies non parasitaires
Anomalies génétiques
Désordres nutritionnels (carences ou toxicités)
Folletage
– Foudre
Gel
Grêle
Phytotoxicités
Rayonnement solaire et chaleur
Vent
Affections physiologiques de la rafle et de la grappe (coulure, millerandage, dessèchement de la grappe)

Ravageurs

  • Acariens phytophages

– Calepitrimerus vitis (acariose)

Colomerus vitis (érinose)
Eotetranychus carpini (acarien jaune des charmilles)
Panonychus ulmi (acarien rouge)

  • Insectes phytophages

Argyrotaenia ljungiana (eulia)
Byctiscus betulae (cigarier)
Empoasca vitis (cicadelle verte, cicadelle des grillures)
Eupoecilia ambiguella (cochylis)
Lobesia botrana (eudémis)
Sparganothis pilleriana (pyrale)
Daktulosphaira vitifoliae (phylloxéra)

  • Insectes  vecteurs

Drosophila spp. (pourriture acide)
Scaphoideus titanus (flavescence dorée)

 

Source: ephytia.inra.

Dix chiffres clés sur l’agriculture française

 

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70,7 MILLIARDS D’EUROS 

C’est la valeur de la production agricole en 2016, selon les données de l’Insee-Agreste 2017. La production se chiffre à 78,8 milliards d’euros en incluant les services et les subventions sur les produits, soit 3,5 % du PIB français, contre quelque 7 % en 1980. En 1970, la production agricole s’élevait à 13,1 milliards d’euros.

6,1 MILLIARD D’EUROS

C’est l’excédent commercial agroalimentaire (produits bruts et transformés) français en 2016, selon les données du ministère de l’agriculture. Ce chiffre place le secteur au troisième rang national derrière celui des produits chimiques, parfums et cosmétiques (10,9 milliards d’euros) et celui du matériel de transport (9,3 milliards d’euros). L’excédent s’est réduit en 2016 (– 2,3 milliards d’euros par rapport à 2015) en raison de la baisse des exportations de céréales faisant suite aux mauvaises récoltes.

451 606

C’est le nombre d’exploitations agricoles en France métropolitaine en 2013, selon les données Agreste 2017. On en comptait 1,1 million en 1988. Quelque 54 % des sols du territoire métropolitain avaient, en 2015, un usage agricole, selon les données Agreste 2017 du ministère de l’agriculture. La superficie moyenne des exploitations agricoles est de 61 hectares, selon Agreste 2017. Leur taille varie selon l’orientation de la production. Elle est de 87 hectares pour les grandes cultures type blé, mais de dix hectares pour l’horticulture ou le maraîchage. Elle est de 17 hectares pour la viticulture.

Le nombre d’exploitations d’agriculture biologique était de 25 000 en 2013, contre 20 600 en 2010, selon Agreste. L’agriculture biologique a franchi en 2016 la barre symbolique des 5 % de la surface agricole utile ; 1 538 047 hectares étaient engagés selon le mode biologique, soit une augmentation de 17 % par rapport à 2015. Le bio est mieux représenté dans les cultures pérennes : 17 % des surfaces plantées de vergers et plus de 9 % des surfaces de vigne sont conduites en bio. Près de 60 % des fermes et des surfaces bio se situent dans quatre régions : Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire. En 2016, la région Occitanie cultivait près d’un hectare sur quatre engagé en bio en France (chiffres de l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique).

885 400

C’est le nombre d’exploitants agricoles (chefs d’exploitation, conjoints, salariés permanents, etc.) en 2015, selon Agreste. Ils étaient 966 300 en 2010. L’activité biologique (production, transformation et distribution) représentait en 2016 près de 118 000 emplois directs, dont 77 700 dans les fermes, selon l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique

51 ANS

C’est l’âge moyen des chefs d’exploitation, coexploitants et associés en France métropolitaine en 2013, date de la dernière enquête du ministère de l’agriculture ; 38 % des actifs dirigeants avaient 55 ans ou plus, selon les données Agreste

30%

C’est, en France métropolitaine, le pourcentage de femmes dans les actifs permanents agricoles en 2013, contre 32 % en 2010. En 2013, 27 % des chefs d’exploitation, coexploitants ou associés agricoles étaient des femmes, contre 8 % en 1970.

18 300 EUROS

C’est le résultat courant avant impôt (RCAI) par actif non salarié des moyennes et grandes exploitations agricoles en 2016, selon les données publiées par la Commission des comptes de l’agriculture de la nation. Ce chiffre peut être considéré comme le revenu moyen annuel d’un agriculteur. Il était en baisse de 29 % par rapport à 2015. En 2016, la moitié des exploitations affichaient un RCAI par actif non salarié inférieur à 14 000 euros, et pour l’autre moitié, un RCAI supérieur à ce chiffre. Le chiffre médian se situait à 20 100 euros un an plus tôt. Les agriculteurs bénéficient par ailleurs de subventions d’exploitation. En 2016, 89 % des exploitations agricoles ont bénéficié d’au moins une subvention : ces exploitations ont reçu en moyenne 32 100 euros d’aides. Sans subventions, 60 % des exploitations auraient eu un RCAI négatif en 2016, contre 25 % après prise en compte de celles-ci. Sans subventions, 89 % des céréaliers, par exemple, auraient eu un RCAI négatif en 2016

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9 MILLIARDS D’EUROS

Ce sont les fonds de la politique agricole commune (PAC) reçus chaque année par la France. La PAC est une politique publique européenne qui intervient pour soutenir les revenus des agriculteurs. La France est le plus grand bénéficiaire de fonds de la PAC.

+4,6 %

C’est l’évolution des prix agricoles sur les neuf premiers mois de l’année 2017 (+ 4,6 % sur un an après – 0,7 % en 2016), selon les données Agreste. Sous l’effet principalement de la bonne tenue des prix des céréales, des oléagineux et des productions animales, les prix de l’ensemble des produits agricoles mesurés par l’indice des prix des produits agricoles à la production se sont redressés.

195 000

C’est le nombre d’exploitations agricoles connectées à Internet en 2016 (source : étude Agrinautes 2016 du ministère de l’agriculture et de l’alimentation). Le monde agricole est l’un des secteurs les plus connectés : 81 % des agriculteurs utilisent Internet au moins une fois par jour pour leur activité agricole (météo, données d’exploitation, services bancaires, actualités pro-agricoles…). Par ailleurs, les agriculteurs utilisent en permanence différents outils numériques. Robots de traite, semoirs, épandeurs d’engrais, station météo : tous peuvent être assistés par smartphone ou tablette.

Source : lemonde.fr / économie française.

AB Consultant vous présente ses meilleurs Voeux 2018

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En ce début d’année qui commence, AB consultant vous présente ses meilleurs vœux pour 2018 !

Que cette nouvelle année vous apporte de la réussite professionnelle et pourquoi pas, un tournant vers l’appellation écologique et bio !

Nous restons à votre disposition pour échanger sur nos programmes et vous rappelons que vous trouverez l’ensemble des documentations techniques  et commerciales sur notre site internet : https://www.ab-consultant.fr

En attendant, vous pouvez télécharger notre plaquette commerciale sur la VIGNE.

En espérant vous compter parmi nos futurs clients.

Belle année à vous !

157ème Vente des Vins des Hospices de Beaune : record battu

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La 157ème Vente des Vins des Hospices de Beaune totalise 12,366,511€ – MEILLEUR RÉSULTAT JAMAIS RÉALISÉ

LA PIÈCE DES PRÉSIDENTS A ÉTÉ ACHETÉE POUR €420,000 SECOND MEILLEUR PRIX JAMAIS REALISÉ

Lors de la 157e vente des Vins des Hospices de Beaune dimanche 19 novembre, le domaine a proposé 630 pièces de vin rouge et 157 de vin blanc. Avec la Pièce des Présidents et les alcools (15 pièces), l’ensemble de la vente totalise €12,366,511,48 soit le meilleur résultat jamais réalisé pour la vente du Domaine des Hospices de Beaune (dernier record €11,3M en 2015).

Un nouveau record mondial a été atteint pour le Bâtard-Montrachet Grand Cru de la Cuvée Dames de Flandres avec un résultat de €126,260/ £112,371/ $148,987.

Cette année, les Hospices de Beaune soutenaient trois associations : la Fondation Tara Expéditions représentée par Agnès b et l’actrice Julie Depardieu, la Fédération pour la Recherche sur le cerveau parrainée par Monsieur Marc-Olivier Fogiel et la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer soutenue par Monsieur Charles Aznavour.

Depuis 1978, les Hospices de Beaune soutiennent chaque année une ou plusieurs oeuvres caritatives en leur versant les profits d’une pièce de vin mise en vente explicitement à cette fin, la Pièce des Présidents. Depuis le millésime 1945, les ventes des vins sont présidées par un ou des Présidents d’Honneur. Cette année, ce privilège revenait à Agnès b et l’actrice Julie Depardieu qui représentaient la Fondation Tara Expéditions, Marc-Olivier Fogiel parrain de la Fédération pour la Recherche sur le cerveau et Charles Aznavour au profit de la fondation pour la Recherche sur Alzheimer. Leur mobilisation a soulevé l’enthousiasme des enchérisseurs et la Pièce des Présidents, Corton- Grand Cru – Clos du Roi, Cuvée des Présidents, a été achetée par la maison Albert Bichot et un amateur chinois pour la somme de 420,000 euros.

Lire le Communiqué de presse

L’irrésistible expansion de l’agriculture biologique

La halle consacrée au bio, au Marché de Rungis, en janvier 2016.

La part de l’alimentation bio, sans produits phytosanitaires ni OGM, a bondi de 20 % en 2016 et les surfaces cultivées en bio ont progressé de 16 %.

Selon le groupement d’intérêt public, la part de l’alimentation bio a bondi de 20 % en un an dans le panier du consommateur. Au total, les consommateurs de l’Hexagone ont déboursé 7 milliards d’euros pour s’offrir des produits labellisés sans produits phytosanitaires ni OGM. Au même moment, les candidats se bousculaient au portillon pour se convertir à cette agriculture respectueuse de l’environnement.

Selon l’Agence Bio, le nombre d’exploitants agricoles autorisés à accoler le sigle de la feuille verte sur leur production a progressé de 12 % en un an pour atteindre le nombre de 32 326. Mieux, la surface agricole engagée dans l’agriculture biologique a augmenté de 16 % en 2016 et totalise ainsi plus de 1,5 million d’hectares. Ce qui représente désormais 5,7 % de la surface agricole utile.

« Phénomène de voisinage »

Autre catalyseur de la dynamique : la structuration de filières. L’effet d’entraînement compte également. « Il y a un phénomène de voisinage. Quand un agriculteur se convertit au bio, ses voisins s’interrogent et sont tentés de suivre l’exemple », explique Florent Guhl, directeur de l’Agence Bio. D’ailleurs, les régions les plus dynamiques sont celles où l’agriculture bio est déjà la plus enracinée, à l’exemple de l’Occitanie. « A l’inverse, le Grand Est, hors Alsace, les Hauts-de-France restent en retrait », analyse M. Guhl.

L’effet d’entraînement joue aussi son rôle dans le développement de la consommation. Selon les résultats d’un sondage commandé par l’Agence Bio, 7 Français sur 10 déclarent acheter régulièrement des produits bio. A souligner que pour les deux tiers des personnes interrogées, la santé est l’argument prioritaire dans leur choix, devant les considérations environnementales. Cet appétit des Français a de quoi rassurer tous ceux qui pouvaient s’inquiéter des débouchés avec l’afflux des conversions agricoles.

 

Article issu du journal Le Monde