Vente des Hospices de Beaune : nouveau record malgré le Covid 19

Malgré la crise sanitaire et économique, la 160è vente des Hospices de Beaune a établi dimanche un nouveau record avec une « pièce de charité » vendue à un Chinois 780 000 €, le produit sera reversé entièrement aux hospitaliers victimes du Covid 19.

Dans le monde entier, des médecins ont laissé leur santé et leur vie pour nous. Aux Hospices Civils de Beaune, près de 100 professionnels ont été contaminés et l’un d’entre eux n’est plus là.

Cette « pièce de charité » était destinée aux Hospitaliers affectés par le Covid 19, était adjugée 780 000 €, pulvérisant le record de 2015 qui était de 480 000 €. L’acheteur dit rentre hommage à tous les soignants en France et dans le monde qui luttent jour et nuit contre l’épidémie.

Marc Lavoine, parrain des enchères a accepté de donner sa guitare au vainqueur de l’enchère.

Près de 13 millions d’euros ont été récoltés

Les chiffres sont sous-évalués tant au niveau des agents hospitaliers que des décès.

Outre la « pièce de charité », 629 fûts étaient mis aux enchères, 12 776 millions d’euros ont été récoltés. On peut dire que la vente est une miraculée du Covid 19, mais les règles de distanciation ont limité à 171 le nombre des acheteurs sur place contre 600 habituellement. D’autres étaient connectés via leur téléphone ou internet. L’ensemble des fonds récoltés sert à financer les investissements et les travaux en cours de l’hôpital d’un millier de lits gérés par les Hospices.

Nos meilleurs VOEUX pour 2021

Cette année a été particulièrement mouvementée par les évènements actuels que nous connaissons tous, mais l’équipe d’AB CONSULTANT tient comme chaque fin d’année à vous présenter ses meilleurs vœux 2021 !

Que cette nouvelle année vous apporte la réussite professionnelle, et une belle occasion également de vous tourner vers une agriculture plus saine, plus écologique voire bio avec des programmes de traitements adaptés répondant de plus en plus aux désirs et à la recherche des consommateurs. Nous vous invitons à venir nous rejoindre. Vous serez les bienvenus !

Nous restons à votre disposition pour échanger sur nos programmes et vous rappelons que vous trouverez l’ensemble des documentations techniques et commerciales sur notre site internet : https://www.ab-consultant.fr

En attendant, vous pouvez télécharger notre plaquette commerciale et consulter l’un de nos programmes de production animales et végétales.

Prenez soin de vous et de vos proches

BONNE ANNÉE 2021

COVID 19 – les ventes des Hospices de Beaune reportées

« L’inoubliable », c’est ainsi que Ludivine Griveau, régisseuse du Domaine viticole des Hospices de
Beaune qualifie le millésime 2020.111e sera à plus d’un titre. La veille de la 160e édition de la célèbre
vente, samedi 14 novembre, dans la soirée, le verdict est tombé. L’événement, vitrine des vins de
Bourgogne, est reporté.

Vendredi 13 novembre, le Conseil des ventes volontaires (CVV), organisme régulateur, avait
décrété la suspension des enchères, considérant qu’elles violaient les règles du confinement décrétées
par le gouvernement le 29 octobre pour faire face à l’épidémie de Covid-19. En effet, même si Marc
Lavoine avait décidé de parrainer l’événement à distance, un certain nombre d’acheteurs avaient, eux,
fait le choix de se retrouver dans la salle des ventes, à Beaune.

La déception s’empare, après le report de ce rendez-vous très prisé des amateurs du monde entier et censé donner le pouls du vignoble bourguignon. Malgré un contexte affecté par la pandémie, le vignoble bourguignon résiste plutôt bien. La vendange 2020, à 1,55 million d’hectolitres, a été fructueuse. Quant au chiffre d’affaires à l’exportation, il limite son recul à 9 % sur les neuf premiers mois de 2020.

Reste, maintenant, à trouver une date pour reprogrammer la mise aux enchères des 630 pièces de
228 litres chacune. Et tenter de s’approcher du montant engrangé en 2019, soit 12 millions d’euros.
Avant les prochaines vendanges, bien sûr… Les ventes des Hospices de Beaune attendent de meilleurs
auspices…

Idées reçues sur la mort du vin

De l’acidité, du gras, de la puissance : voilà les qualités d’un vin qui vieillira bien. Et il résistera
d’autant mieux à l’outrage des ans qu’on l’aura conservé dans le noir, le plus au froid possible,
toujours avec un peu d’humidité. Confiné, en somme.

1- Plus il est vieux, meilleur il est

Une idée largement répandue mais, hélas, particulièrement fausse. Faites vieillir un vin médiocre et vous aurez toujours un vin médiocre. Il sera simplement plus vieux. Et même si l’appellation d’origine est flatteuse, cela ne signifie en rien que le vin a été taillé pour affronter les âges. Cette croyance a pris de l’ampleur quand l’œnologie tâtonnait encore, dans les années 1970, avec des vins peu flatteurs dans leur jeunesse. On espérait alors que le vin serait moins revêche grâce à la patine des ans, qui assoupliraient des tanins très durs. Mais aujourd’hui, on sait faire des vins excellents dès leur enfance. Pour vivre vieux, ils doivent en avoir sous la pédale, une bonne acidité, du gras, des tanins (s’il est rouge), de la puissance ; tout cela les aide à lutter contre le temps. Un vin fluet n’a aucune chance d’y résister. Pire, pour la plupart des vins, vieillir n’a pas grand intérêt. Il faut bien comprendre que les arômes du vin perdent leur caractère fruité pour revêtir un bouquet évoquant la forêt d’automne (sous-bois, champignons, cuir…) en vieillissant. Si un vin brille par sa personnalité fruitée, il faut tout simplement en profiter quand il est temps.

2- Les rouges vivent plus longtemps

Il est exact qu’ils se conservent mieux que les blancs secs. Et que les rosés. Grâce aux polyphénols, des antioxydants qui sont de précieux alliés contre le vieillissement. On les retrouve plus spécifiquement dans les tanins et dans les anthocyanes, la manière colorante du raisin. Tanins plus couleur, logiquement les vins rouges corsés sont favorisés.
Mais d’autres vins peuvent faire le match. Les blancs liquoreux, portés par leur sucre, battent à plate
couture la plupart des rouges. Au bout de 50 ou 80 ans, certains ont « mangé » leur sucre pour
survivre. Les vins jaunes du Jura peuvent également affronter le demi-siècle sans pâlir. Elevés au
contact de l’ennemi, c’est-à-dire l’oxygène, ils ont appris à se blinder. Mais le plus surprenant reste le
champagne. Moins robuste de nature, c’est sa teneur en gaz carbonique (les fameuses bulles quand
on le débouche) qui le protège.

3- Un vin mort c’est du vinaigre

Disons plutôt que le vinaigre est un vin mort-vivant. Si le vin pouvait se déguiser pour Halloween, ce
serait sans doute son meilleur costume. Pour devenir un beau vinaigre, le vin doit être colonisé par
des bactéries acétiques en présence d’air. La fermentation acétique le rend alors apte à assaisonner
votre salade. Mais pour faire un bon vinaigre, mieux vaut qu’il soit bien fruité, et donc pas trop vieux.
En fin de compte, un vin peut tout à fait mourir sans passer par ce stade, se décharner et sentir le
sapin, façon de parler.

4- Quand c’est mort c’est mort

C’est sans doute le point le plus philosophique : comment déterminer la mort d’un vin?
Contrairement à l’homme, il n’y a pas de signes vitaux à observer. Le cœur ne cesse pas de battre. Un
vin paraîtra mort à certains et bien vivant à d’autres. Parfois, un vin ne vit que par ce qu’il évoque. Un
souvenir encore, d’un saint-julien 1904, année de la rédaction du premier code de la route. Son goût
m’échappe, il en reste une sensation de boisson aigre évoquant le cuir et le tabac, presque désagréable
et pourtant bouleversant. Parce qu’il racontait une partie de l’histoire du monde, qu’il avait échappé à
deux guerres mondiales et qu’il avait patienté jusqu’à mon verre, il était plus vivant que beaucoup de
vins encore scellés d’un bouchon. A ma table, certains l’avaient trouvé mort, éteint, tout simplement.
La mort est ici subjective.

5- On ne peut lutter face à la mort

Et pourtant si pour le vin au moins. Cette lutte est assez simple et très à la mode : il suffit de le
confiner. Mettez votre vin à l’abri de tout et vous ralentirez la course du temps. Dans le noir, le plus au
froid possible, toujours avec un peu d’humidité. Vous pouvez même bloquer l’évolution du vin s’il est
maintenu à des températures à un chiffre. Mettez une bouteille fermée au réfrigérateur, l’appareil
rendra l’âme avant lui. Admirons plutôt les petits miracles qui se produisent dans les verres, des résurrections plus fréquentes que parmi les humains. Certains vins ne sentent plus rien, sinon le champignon moisi… et puis reprennent de la vigueur, déploient un bouquet ténébreux, entament une dernière ronde avant de s’effondrer à nouveau. Ils ont vaincu la mort, le temps d’un repas.

Quel vin nature choisir ? Le labellisé ou en liberté ?

Le vin dit « nature » a enfin son label.

Le vin méthode nature : une forte demande

Sur le site du label, une photo montre un nid douillet dans lequel se serrent une demi-douzaine d’oisillons duveteux. Comme une manière de dire que ce label est un nouveau-né mais qu’il grandira vite.

Reconnu par les instances officielles, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) — en mars, il déploie ses petites ailes. Au 1er septembre, il comptait 292 adhérents et, début novembre, son président, Jacques Carroget, également vigneron au domaine de La Paonnerie dans la Loire, confiait que la barre symbolique des 500 adhérents était désormais dépassée. Parmi eux, on trouve des producteurs de vin mais aussi des cavistes ou de simples sympathisants.

Il faut dire que la demande était forte de pouvoir fixer officiellement une définition, assortie d’un
cahier des charges précis, du vin nature. Désormais, celui-ci doit être certifié bio, issu de vendanges
manuelles, sans ajouts ni modification œnologique lors de la vinification (pas de filtration, de flash
pasteurisation, de thermovinification ni de procédés qui se terminent en « ion » et que le grand
public se garde bien d’approfondir). Et bien sûr, sans soufre ajouté, ou alors moins de 30 mg/1 (tandis
qu’un vin blanc sec conventionnel peut en contenir jusqu’à zio mg/1).

De quoi mettre fin au flou artistique qui entoure cette catégorie de vin en plein essor. L’appel à la
nature est un puissant levier marketing dans la production agroalimentaire. Or, sans définition
administrative, n’importe qui pouvait affirmer produire du vin naturel. On a ainsi vu fleurir le mot
« nature » et tous ses dérivés imaginables sur les rayons de la grande distribution, pour des vins
pourtant triturés à l’extrême, enrichis par exemple en vitamine C pour remplacer l’usage du soufre. Il
était grand temps de poser un cadre formel.
Le logo « Vin méthode nature » devrait donc estampiller quelques centaines de cuvées d’ici à début
2021, quand le millésime 2020 sortira à la vente. Le cahier des charges étant assez strict, le label
devrait rester confidentiel, avec un circuit de vente certainement restreint aux cavistes spécialisés.
Mais, sans pour autant garantir que le vin est bon, il certifie une production peu interventionniste et
rassure le consommateur à la recherche d’un vin artisanal qui respecte les engagements de
l’agriculture biologique. De la transparence, de la fiabilité, voilà qui nous manquait en 2020. On ne va
pas bouder les bonnes nouvelles.

« Vin de France » : vignerons en liberté

La création de ce label suscite depuis dix ans de vives altercations. Le nom d’abord. Faut-il dire « vin nature » ou «vin naturel» ? Le débat n’est toujours pas tranché.

La réglementation européenne ne reconnaît pas l’utilisation du terme « vin naturel» :
comment départager ce qui est naturel de ce qui ne l’est pas ? Aux yeux des consommateurs, tout ce qui est naturel est meilleur. Sauf quand il s’agit de tornades, d’inondations, de sécheresses, de bactéries toxiques ou de virus mortels. Bref, cantonnons-nous à l’image d’une fleur
dans un champ quand on pense à la nature. La charte à respecter a également posé question : fallait-il interdire la filtration, procédé qui a tendance à lisser les arômes mais qui permet d’éliminer toute bactérie du vin ? Fallait-il interdire tout ajout de soufre ou en autoriser une portion congrue qui facilite la stabilité et la conservation du vin? Il y aura deux autocollants différents à poser sur les bouteilles, selon la décision du producteur.

Plus largement, les tenants de ce type de vin ont appris à se méfier des étiquettes. Régulièrement
retoqués des appellations d’origine contrôlée lors des séances de dégustation, car le goût ne collait
pas avec l’image parfois stéréotypée qu’on en attendait, frustrés de se voir interdire l’utilisation de
cépages qui ne figurent pas dans les cahiers des charges des appellations, lassés de se voir imposer
des traitements ou des pratiques obligatoires pour bénéficier de l’agrément bio ou biodynamique,
certains vignerons préfèrent se tenir à distance de toute certification.
Ils s’épanouissent dans la catégorie simple et peu contraignante du « Vin de France ». Libre à eux de
varier les pratiques culturales d’une année à l’autre pour s’adapter au mieux au profil du millésime,
mais aussi de créer des cuvées éphémères, expérimenter, improviser, en somme se sentir libres.

Viticulteurs du Beaujolais : rénovation ou crise ?

Le Beaujolais nouveau, symbole hier de la réussite d’un vignoble doit aujourd’hui se réinventer.

Des manifestants réclament un prix des Beaujolais primeurs à 220 € l’hectolitre.

Selon un viticulteur, le prix de vente au consommateur ne diminuera pas et espère que les prix de vente de notre production resteront les mêmes, mais l’inquiétude se fait ressentir car des négociants ont fait des offres à la baisse.

Les cours ont fortement augmenté entre 2011 et 2012, en raison d’une gelée hivernale.

En 2015, chez les viticulteurs parmi les grandes maisons qui se partagent la négoce du Beaujolais certaines proposeraient 180 € pour la production de vin en vrac.

Le viticulteur a répondu que pour que les vignerons puissent vivre et qu’ils soient encore la dans les 10 ou 20 prochaines années, il faut 220 € l’hectolitre.

Le Beaujolais est un vignoble en pleine mutation, d’où des inquiétudes qui subsistent. En 10 ans, le volume des ventes a été divisé par 2. Le foncier viticole Beaujolais nouveau et villages stagne à des niveaux particulièrement bas. La moyenne d’âge des vignerons dépasse les 50 ans.

Les crus du Nord à l’appellation ont décollé, tant au niveau du prestige que des prix. Dans les vignes, on est conscient de cette nécessité de rénovation. « Hier, on attendait le courtier en buvant un coup ; aujourd’hui, il faut présenter son vin, s’organiser pour avoir une vraie démarche commerciale« .

Un crédit d’impôt qui vient en aide aux agriculteurs

Comme l’a mentionné le Président de la République, Emmanuel MACRON a promis un crédit d’impôt aux agriculteurs pour les priver du glyphosate en 2021 et 2022.

En effet, priver les agriculteurs de cette molécule les mettrait dans une situation délicate vis-à-vis de leurs voisins européens.

Il émet que la viticulture a ralenti, à cause des insecticides néonicotinoïdes. Des filières ont souffert également d’autres phénomènes non prévus. La viticulture a perdu beaucoup de rentabilité.

Emmanuel Macron espère faire avancer le dossier « glyphosate » lors de la présidence française de l’Union Européenne au 1er semestre 2022.

Pour encourager les agriculteurs à passer le cap avant 2022, il a donc promis la mise en place d’un crédit d’impôt. Il sera temporaire d’un montant de 2500 € afin de soutenir les entreprises agricoles qui déclarent en 2021 et/ou 2022 qu’elles n’utilisent plus de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate.

Les jeunes qui s’installent veulent se débarrasser des pesticides et des herbicides. Ils travaillent 75 à 80 heures par semaine pour un revenu parfois en dessous du revenu minimum. Si je leur dis d’aller débroussailler à la main ou à la machine, ce sont des dizaines d’heures de plus par semaine » a-t-il expliqué, en indiquant avoir revu le budget de la recherche à la hausse pour « trouver de nouvelles techniques, des intrants moins toxiques ou des innovations comme les cépages résilients ».

Le Ministère de l’agriculture annonce en plus aujourd’hui abonder de 80 millions d’euros supplémentaires la prime à la conversion des agroéquipements prévue dans le plan de relance, désormais dotée de 215 millions d’euros, pour « compenser les coûts induits par la sortie du glyphosate pour les agriculteurs, qui, sauf à se convertir au bio, ne bénéficient pas de création de valeur immédiate ». »Surcoût de 250€/ha ».

FOIRES AUX VINS

Le catalogue Foire aux Vins d'Automne... - Intermarche Sainte Maure de  Touraine | Facebook

Du fait de la crise sanitaire, les caves des grandes surfaces sont pleines.

La foire aux vins 2020 est celle de tous les dangers, et de tous les espoirs. La crise sanitaire qui bouleverse les conditions d’accueil et de dégustation, y tient un rôle important. La bonne nouvelle pour le consommateur, le déclin propose de très bonnes affaires. Les gérants des magasins insistent sur des prix bas pour écouler les stocks, très fournis en raison de la baisse des ventes pendant le confinement.

Les enseignes multiplient les promotions et mettent l’accent sur les vins modestes. Des remises immédiates de 15 % à 20 % seront appliquées en caisse. Chez Casino la mécanique du « six bouteilles pour quatre achetées » était déjà appliquée. Il faut donc continuer sur cette voie.

Face à des vins prestigieux, comme une sélection spéciale de crus de Bourgogne produits par les Hospices de Beaune et vendus à plus de 60 euros la bouteille, Casino propose des entrées de gamme à 2,30 euros. Les vins étrangers n’échappent pas à la règle, sur une sélection de 11 références italiennes, 9 sont sous la barre des 10 euros.

Moins d’AOC, plus d’IGP

Pour dénicher les petits prix, il faut s’orienter vers des régions abordables dans le Languedoc notamment. Les vignerons indépendants ont joué un rôle important cette année dans la sélection des magasins en allant eux-mêmes frapper à leur porte. Avec des prix abordables à moins de 12 euros. A cause du confinement et de ses conséquences, fermeture des restaurants et des hôtels, ralentissement des exportations, baisse du tourisme, beaucoup n’ont pu écouler leur production. Pour vider les cuves ou se défaire d’un stock important, ils se sont tournés vers la grande distribution.

Vignerons du cru

Les grandes surfaces telles Leclerc quand elles sont situées à proximité des vignobles, mettent en avant les producteurs locaux.

S’ajoutent également des bouteilles confidentielles venues tout droit des caves de restaurants. Invendues pendant le confinement, elles représentent une source de liquidité pour les restaurateurs et une aubaine pour les supermarchés à la recherche de cuvées pointues.

Marché en chute libre

Il faut savoir maintenant si ces offres alléchantes vont battre le cœur des consommateurs. Car depuis le début du confinement, le tarif des vins achetés en supermarché est en chute libre. Certaines enseignes assument leurs « petits prix ».

Foires boudées

Les foires aux vins automnales étaient en retrait, avant la pandémie c’est vrai pour toutes les enseignes. Entre 2017 et 2018, les bouteilles vendues ont chuté de 10 %.

Bio incontournable

L’écologie est de mise. Pas un catalogue de foire aux vins ne manque de le signaler. Chaque magasin même dans les premiers prix met en avant un viticulture écoresponsable. Le rayon vin de la coopérative Biocoop se développe de 15 % à 20 %/an depuis 2016. Ensuite, l’enseigne a connu une progression de 14 % en 2019, et de 27 % pendant le premier semestre 2020. Carrefour annonce que 30 % de son offre pendant la foire, soit 509 vins, est reliée à une agriculture écoresponsable. Chez Casino, on parle de naturalité, qui englobe des vins bio ou biodynamie.

Tenue des soirées interdite

Cet évènement fait trembler les gérants des magasins : les soirées de lancement, et surtout leur annulation. Les mesures de distanciation physique rendent impossibles ces rassemblements qui accueillent souvent plusieurs centaines de clients. Ils constituent à eux seuls jusqu’à 40 % des revenus d’une foire aux vins. Chez Leclerc, le gérant prévoit d’organiser des dégustations en comité très restreint, si le COVID ne reprends pas le dessus.

Qu’est-ce que la CERTIFICATION HAUTE VALEUR ENVIRONNEMENTALE ?

HVE - accueil | HVE - Haute Valeur Environnementale

Origine du dispositif

La Haute Valeur Environnementale est un dispositif issu du Grenelle de l’environnement (2007) et encadré par les pouvoirs publics. Cette certification concourt de façon majeure à la valorisation de la démarche agroécologique. Il s’agit d’engager les agriculteurs français dans une transition vers des systèmes de production multiperformants en :

  • portant une vision systémique de l’exploitation ;
  • valorisant les interactions biologiques positives des agroécosystèmes (présence d’éléments de biodiversité, régulation naturelle, diversité d’assolement, etc.) ;
  • favorisant l’autonomie et la robustesse des exploitations par la recherche du bouclage des cycles (eau, azote, etc.) ce qui permet, entre autres, de réduire la dépendance aux intrants, d’améliorer la fertilité des sols et de protéger les ressources naturelles.

La certification Haute Valeur Environnementale vient également répondre à la demande des consommateurs en faveur d’une alimentation à faibles impacts environnementaux et issue d’une production responsable.

Les particularités du dispositif

La Haute Valeur Environnementale a pour but d’identifier et de valoriser des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement. La certification est multifilière, elle a été conçue pour être accessible à l’ensemble des productions agricoles.

La démarche pour obtenir la certification est exclusivement volontaire. Elle peut s’effectuer individuellement ou dans un cadre collectif. Elle s’appuie sur des obligations de résultats mesurés par des indicateurs de performance environnementale.

LA CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES : Un dispositif progressif à trois niveaux :

Plaque d´étage - Niveau 1 - Icone® - Direct Signalétique

Etablir une bonne maîtrise de la règlementation environnementale, en particulier celle relative à la conditionnalité des aides PAC (politique agricole commune). Cette dernière se structure autour de 3 domaines au titre de la certification environnementale : l’environnement, la santé des végétaux et les bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE).

Les 7 mesures BCAE sont citées ci-dessous :

  • bandes tampons le long des cours d’eau
  • prélèvements pour l’irrigation
  • protection des eaux souterraines contre la pollution causée par des substances dangereuses
  • couverture minimale des sols
  • limitation de l’érosion
  • maintien de la manière organique des sols
  • maintien des particularités topographiques.
CLASSIFICATION CASINO , LES NIVEAUX CASINO - CGT GEANT ALBERTVILLE

Ce niveau est fondé sur des obligations de moyens. Le référentiel se structure autour de 16 exigences regroupées en 4 objectifs :

  • maintenir la biodiversité
  • adapter l’utilisation des produits phytopharmaceutiques
  • stocker les fertilisants et raisonner au plus juste les apports tout en limitant les fuites vers le milieu naturel
  • optimiser les apports hydriques.
CLASSIFICATION CASINO , LES NIVEAUX CASINO - CGT GEANT ALBERTVILLE

Ce niveau s’appuie sur des obligations de résultats mesurés par des indicateurs de performance environnementale. Le viticulteur a le choix entre 2 options :

  • Option A : approche thématique
  • Option B : approche globale

PROCESSUS DE CERTIFICATION

Certification Individuelle

Validation du niveau 1 par un organisme SCA / Auto-évaluation au regard du niveau 3 / Prise de contact avec un organisme certificateur (OC) agréé par le ministère chargé de l’agriculture / Evaluation technique initiale / Evaluation intermédiaire de suivi / Evaluation technique de renouvellement.

Certification individuelle gérée dans un cadre collectif

La structure collective détermine le champ des exploitations qu’elle souhaite engager dans la certification / Prise de contact avec un organisme certificateur (OC) agréé par le ministère chargé de l’agriculture / Evaluation technique initiale / Audit annuel / Evaluation technique de renouvellement.

NOUVEAU BY BEAUJOLAIS

Le vrai / faux du Beaujolais Nouveau | Beaujolais.com

Au fil des années, les Beaujolais Nouveaux ont été victimes de différentes rumeurs comme : »chaque année, il a un goût de banane » ; « ça va bien avec l’apéritif mais pas avec un repas » ; ou alors « vous avez intérêt à le boire tout de suite, sinon il aura un goût de chaussette ».

Les Beaujolais Nouveaux ont été victimes de leur succès, de ce fait, tous s’expriment sur le sujet sans forcément avoir de connaissances.

Beaujolais Nouveau : vin unique

La réponse est vrai et faux. C’est un vin unique car il possède ses propres qualités. On parle de la fête « du » Beaujolais Nouveau, mais on trouve plusieurs sortes de Beaujolais Nouveaux. Deux appellations produisent ces vins primeurs : les Beaujolais et les Beaujolais Villages qui donnent les Beaujolais Nouveaux et les Beaujolais Villages Nouveaux.

Plus de 2000 vignerons qui cultivent et élaborent ces Beaujolais.

Le Beaujolais Nouveau est un vin industriel

Faux. Les Beaujolais Nouveaux comme tous les Beaujolais sont produits de façon artisanale. Ce sont des vins très difficiles à produire, la date des vendanges varie chaque année et le temps de fabrication alors que la date de sortie reste la même ! Le fait que tous les Beaujolais Nouveaux soient commercialisés le jour même, a entretenu l’idée reçue de « vins industriels ».

Le travail des vignes est manuel, tandis que les superficies exploitées par les vignerons sont modestes environ 10 hectares.

Le Beaujolais Nouveau a forcément un goût de banane

Faux. Chaque viticulteur met en œuvre son propre savoir-faire pour élaborer ses vins primeurs. Les Beaujolais Nouveaux expriment le fruité du raisin comme aucun autre vin et rend parfaitement hommage au terroir sur lequel il repose toute l’année.

Le Beaujolais Nouveau est un vin pour l’apéro

Vrai, mais pas seulement. Il est vrai que les Beaujolais Nouveaux sont principalement servis pour l’apéritif. En revanche, pour une soirée à la maison, le Beaujolais Nouveau peut se déguster avec une pizza, ou une viande.

Le Beaujolais Nouveau a éclipsé les autres appellations du vignoble

Vrai en partie. Les vins du Beaujolais comptent 12 appellations, toutes des AOC. Le plus médiatique reste le Beaujolais Nouveau. On retrouve d’autres vins comme le Morgon, le Brouilly ou le Moulin-à-Vent qui ont une bonne réputation en France et à l’Etranger ! Les Beaujolais Nouveaux sont des vins élaborés dans les appellations Beaujolais et Beaujolais-Villages. Ces vins sont mis en bouteille après 3 à 5 jours de cuve.

Le Beaujolais Nouveau doit être bu rapidement

Faux. Les Beaujolais Nouveaux ne deviennent pas imbuvables au bout de 3 ou 4 jours ni même au bout de 3 ou 4 mois ! Il est évident que boire du Beaujolais Nouveau dès sa sortie, c’est participer à la ferveur et à la convivialité qui entourent cette fête annuelle. Notez qu’un Beaujolais Nouveau se garde entre 8 et 12 mois.