Des traces de pesticides dans les vins certifiés « haute valeur environnementale »

Vingt-deux bouteilles ont été analysées. Toutes contiennent des résidus de substances potentiellement perturbateurs endocriniens ou cancérogènes.

Ce sont des vins qui se revendiquent de pratiques vertueuses ou bénéficient de la certification « HVE », comprendre « haute valeur environnementale ». Biodiversité, irrigation, stratégie phytosanitaire… « HVE » est une certification censée distinguer « les exploitations engagées dans des démarches particulièrement respectueuses de l’environnement ». A la différence du label bio, cette certification ne garantit pas le non-recours aux pesticides.

Au total, 28 substances actives différentes ont été retrouvées avec une moyenne de 4 substances par bouteille. Toutes les bouteilles contiennent des molécules dont les effets sont considérés comme potentiellement perturbateur endocrinien. Dans onze bouteilles, des traces de substances classées cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) probables ont été mises en évidence. Et 9 bouteilles renferment au moins un SDHI, ces fongicides dont la toxicité inquiète les scientifiques spécialisés.

L’association a classé les bouteilles en fonction du nombre de substances retrouvées. Avec 15 substances détectées dont 14 PE, un SDHI et même un néonicotinoïde, le thiamétoxame, le Château Lauduc Bordeaux rouge 2018 arrive en tête de liste. Arrive en 2ème de la liste avec 13 molécules détectées, le Lalande de Pomerol 2015. Dans ce classement, le Château Vieux Cassan AOP Medoc rouge 2016 se distingue pour son niveau de résidus de Folpel. Le « fongicide de la vigne » est classé CMR probable par l’Organisation mondiale de la santé. Pour le Folpel, comme pour les autres molécules, les teneurs retrouvées sont à chaque fois « très largement inférieures » aux limites maximales de résidus autorisés.

Des traces de néonicotinoïdes trouvées dans 10 % d’aliments végétaux

L’ONG Générations futures a passé au crible les résultats publics des contrôles effectués par la direction générale de la répression des fraudes. Des produits provenant de 32 pays présentaient des traces de résidus.

Plus de 10 % d’échantillons d’aliments d’origine végétale contrôlés en 2017 présentaient des traces de résidus de néonicotinoïdes, ces insecticides « tueurs d’abeilles » controversés que le gouvernement veut réintroduire temporairement.

L’ONG, spécialisée dans la lutte contre l’usage des produits chimiques en agriculture, a passé au crible les résultats publics des contrôles effectués par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes sur les résidus de pesticides dans les aliments d’origine végétale.

Sur 4598 échantillons non bio examinés, 10,68 % présentaient des traces de néonicotinoïdes. Parmi ces derniers, 28,5 % contenaient des traces de plusieurs de ces produits.

Des produits de 32 pays

La Chine arrive en tête des pays d’origine avec ces seuls 157 produits, suivie par la France avec 79 échantillons présentant des traces de résidus. Des produits provenant de 32 pays présentaient des traces de résidus, dont les 2/3 issus de pays hors Union Européenne. Après les avoir interdits en 2018, le gouvernement a accepté d’accorder à compter de l’an prochain des dérogations temporaires pour l’usage de néonicotinoïdes.

LE CYCLE DE LA VIGNE

Avant de donner du raisin, la vigne passe par divers stades de développement qui vont influencer la qualité de la récolte.

Les « pleurs »

Dès la fin du mois de février, la vigne sort de son sommeil hivernal. Le cycle végétatif du nouveau millésime s’amorce. avec le réchauffement du sol, en mars, la sève circule à nouveau dans la plante et, parvenue à l’extrémité des sarments, goutte au niveau des plaies de la taille effectuée durant les frimas. Ce sont les « pleurs », signaux pour le viticulteur, de la reprise de l’activité du système racinaire.

Débourrement

Au fil des nouveaux beaux jours, des bourgeons apparaissent le long des sarments. A leur extrémité se trouve un coton à l’aspect laineux, qui protège les futures grappes et feuilles. Les plaies de la taille cicatrisées, le système circulatoire de la plante se retrouve sous tension. Cette dernière, conjuguée aux effets de l’humidité et de l’élévation de la température (10° au minimum), entraîne un gonflement des bourgeons, qui finissent par se fendre. C’est le débourrement. Chaque bourgeon donne naissance à un nouveau sarment. Cette période est sensible aux gelées printanières. Le débourrement intervient de 20 à 35 jours après les pleurs.

Feuillaison

En avril les bourgeons se transforment en nouvelles pousses et les feuilles commencent à se développer. Elles sont le siège de la photosynthèse, ensemble de réactions biochimiques et photochimiques permettant la formation composés organiques, utilisés par la plante pour son développement. Les sucres en font partie. En mai, les inflorescences apparaissent, annonçant les futures grappes, formées de minuscules boutons qui ne demandent qu’à grossir et à s’épanouir en fleurs.

Floraison et fécondation

Début juin, la floraison constitue le stade d’épanouissement de la fleur, appelée anthèse. Elle intervient environ 8 semaines après le débourrement, et dure de 8 à 15 jours. Elle est favorisée par un temps ensoleillé, chaud et sec. Chaque grappe porte de 100 à 200 fleurs. La fleur de vigne a la particularité d’éclore par le bas, contrairement aux autres fleurs qui s’ouvrent en corolle. Le capuchon floral se détache par la base et dévoile les organes reproducteurs. L’organe femelle, le pistil, est de forme conique et contient un ovaire renfermant des ovules. L’organe reproducteur mâle présente cinq étamines, en forme de filaments. Chaque étamine porte à son extrémité un petit sac de pollen, appelé l’anthère. En cas de croissance trop rapide ou de mauvais temps, la vigne ne fleurit pas correctement, ni complètement, et l’on assiste à la coulure de la fleur, qui se dessèche avant d’être fécondée.

Nouaison

En juin, la fleur se fane et tombe. L’ovule fécondé va donner naissance à un fruit : le grain de raisin. C’est la nouaison, car quand le grain apparaît complètement, on dit qu’il est « noué.

Véraison

A partir de la mi-juillet, la phase de croissante ralentit. Les baies se chargent en couleur. C’est la véraison. Le pigment principale n’est plus la chlorophylle : la couleur passe du vert au rose, puis du bleu-rouge au noir pour les cépages colorés et du vert au translucide ou jaunâtre pour les cépages blancs. La véraison s’étale environ sur 8 à 15 jours, voir plus.

Maturation

Cette seconde phase de croissance correspond au mûrissement des raisins. Elle dure de 35 à 55 jours, d’août à début octobre. Les baies augmentent de volume, se chargent l’éléments minéraux (potassium), acides aminés, composés phénoliques et de sucres. Cette augmentation de la concentration de sucres s’accompagne d’une baisse de celle des acides.

Repos végétatif

A partir de mi-novembre, les feuilles deviennent rouges ou jaunes, sèchent et commencent à tomber, c’est le début du repos végétatif de la vigne. La sève a rejoint le tronc et les racines. La vigne va hiberner jusqu’en mars.

A quoi sert le soufre ?

EN PARTENARIAT AVEC MY VITIBOX – Le soufre permet de stabiliser le vin et tous les vins n’ont pas besoin de la même dose de soufre pour se stabiliser !

Le soufre est naturellement synthétisé en très petite quantité lors de la fermentation mais peut aussi être ajouté par le vinificateur. Il a trois effets sur le vin. C’est un antiseptique puisqu’il anéantit les bactéries présentes dans le vin ou dans le chai et évite le développement de maladies qui pourraient altérer le goût du vin. Le soufre a des propriétés d’antioxydant qui garantissent au vin de ne pas s’oxyder au contact de l’air. Les vignerons utilisent cet additif depuis le XVème siècle, souvent sous forme de sulfites en poudre. Le soufre peut être utilisé lorsque le raisin est encore à l’état de fruit ou de jus, pendant les vendanges ou au chai avant la fermentation, jusqu’à ce stade il est déjà extrêmement sensible à l’oxydation et aux maladies. Les vignerons incorporent du soufre à la fin du processus de vinification, au moment de la mise en bouteille, pour stabiliser le vin jusqu’à ce qu’il soit dégusté. Enfin, lorsqu’il est utilisé pendant la fermentation, le soufre a pour troisième effet de ralentir l’action des levures ce qui a pour conséquence d’arrêter la production d’alcool dans le vin.

Tous les vins n’ont pas besoin de la même dose de soufre pour se stabiliser. Les vins rouges sont protégés de l’oxydation par leurs tanins qui les rendent résistants. Les vins blancs et les rosés contiennent moins d’antioxydants naturels, les vignerons les protègent plus en utilisant une dose de soufre plus élevée. Les vins contenant plus de soufre sont les liquoreux car ils contiennent beaucoup de sucre, les levures pourraient continuer à produire plus d’alcool.

Les vignerons s’engagent à respecter les 70mg/L de sulfites maximum pour un vin rouge, aujourd’hui, de plus en plus de vins sans soufre voient le jour.

Etiquette connectée : la technologie NFC modernise votre packaging

L’habillage du vin s’approprie le « sans contact » de nos cartes bancaires. La technologie NFC (Near Field Communication) ouvre de nouvelles possibilités pour le commerce du vin à portée de smartphone. Gage d’authenticité et outil logistique, l’identification par radiofréquence (RFID) devient un atout de marketing digital.

C’est quoi la technologie NFC ?

Le tag NFC, aussi appelé inlay, est un émetteur passif qui utilise les ondes radio. La puce électronique transmet les informations via son antenne qui capte l’énergie fournie par n’importe quel smartphone, Android ou Iphone, placé à proximité du tag. Support fin et de petite taille, il se glisse de manière invisible sous l’étiquette adhésive fraîchement imprimée ou est ajouté sous forme de pastille sur vos vins déjà étiquetés.

Avery Dennison est le plus important partenaire au monde sur la technologie avec plusieurs centres de R&D et sites de production dans chaque région du monde.

Une étiquette connectée, ça sert à quoi ?

La technologie NFC permet la traçabilité de chaque bouteille pour mieux connaître son circuit de distribution. La bouteille est localisée à chaque fois qu’elle passe un portique de lecture dédié. Si votre bouteille est destinée au marché américain et qu’elle est scannée en Chine, vous identifiez immédiatement quel maillon de la chaîne de distribution a posé problème. Le consommateur qui se connecte à la bouteille devient aussi un allié dans la connaissance ciblée du marché. Grâce à la géolocalisation, vous pouvez savoir en temps réel où se trouve la bouteille et si le consommateur la scanne dans un magasin, un restaurant ou à son domicile.

Communiquer sans limite avec le consommateur

Pour le vigneron ou le négociant, introduire la technologie NFC, c’est la possibilité de communiquer et de créer un lien directement avec son client. La technologie NFC peut ainsi donner accès à des informations aussi précises que la parcelle où le raisin a été récolté, la date de vendange ou de mise en bouteille.

La technologie NFC annonce le futur de l’étiquette. L’habillage de votre vin est ainsi conçu à votre image et dépasse le support papier pour séduire le consommateur. Toujours vous présenter sous votre meilleure étiquette, c’est la question du prochain article de l’Atelier du Packaging.

Les clés de demain

« L’IoT permet d’aller vers une viticulture plus raisonnée et plus écologique »

La viticulture, comme l’ensemble des autres secteurs d’activité, peut bénéficier des apports de la technologie et du numérique pour améliorer ses conditions de production et même ses produits. Tous les types de domaines peuvent en bénéficier, comme l’explique Christophe Borde, Portfolio Marketing Leader pour Watson IoT.

De quelle manière le secteur de la viticulture peut-il tirer parti de l’Internet des objets ?

Christophe Borde – L’Internet des objets (IoT) est un des vecteurs fondamentaux de la transformation des entreprises et touche tous les secteurs, y compris le monde agricole, qui est déjà plutôt bien équipé en technologie. Dans le domaine du vin, il va par exemple s’agir d’analyser des historiques de production, mais aussi des informations sur la météo, sur la température et l’humidité des sols grâce à des capteurs posés près des pieds de vigne. On peut aussi envisager de recourir aux images satellites de parcelles de vignes. Autant de données qui peuvent être utilisées par des solutions d’Intelligence Artificielle pour améliorer la production viticole, limiter la consommation d’eau ou encore faire de l’analyse prédictive pour, par exemple, anticiper des intempéries.

Dans quel but l’exploitation agricole E. & J. Gallo Winery, aux États-Unis, a-t-elle décidé d’utiliser Watson, la solution d’intelligence artificielle d’IBM ?

C. B. – Cette importante exploitation agricole familiale californienne s’est appuyée sur Watson, pour optimiser la gestion de la vigne, en particulier la quantité d’eau utilisée pour l’arrosage. La totalité du vignoble a été découpée en une grille de parcelles de 30 mètres sur 30, alignée sur l’image satellite de la Nasa. Un plan d’irrigation, fondé sur les données météo et les niveaux d’humidité du sol, a alors été appliqué à chaque bloc de vigne. Ce mode d’irrigation très pointu et contrôlé a permis de réduire de 25 % la consommation d’eau et d’améliorer la qualité du raisin en permettant à tous les grains de mûrir à la même vitesse. L’innovation a été récompensée par un Vintage Report Innovation Award, décerné en 2015 par la Bank of the West (groupe BNP Paribas).

À quels autres objectifs peuvent correspondre ces usages ?

C. B. – La meilleure connaissance de la maturité de la vigne, combinée à des prévisions météo fines, permet de mieux localiser les risques. Ils peuvent être minimisés en décidant de vendanger plus tôt des parcelles qui seraient particulièrement exposées aux orages ou à des phénomènes météorologiques extrêmes, qui sont de plus en plus fréquents. On pourrait aussi recourir à l’IoT et aux sciences cognitives pour limiter les produits phytosanitaires utilisés sur la vigne ou aider les viticulteurs à mener des actions préventives autres qu’avec les pesticides. L’IoT permet d’aller vers une viticulture plus raisonnée et plus écologique, pour obtenir des produits meilleurs pour le client et pour la santé. Ces technologies sont aujourd’hui de plus en plus accessibles et simples à utiliser. Des réseaux comme LoRa ou Sigfox permettent de récupérer de la donnée à des coûts très faibles en minimisant l’énergie nécessaire pour les capteurs. Dans la chaîne logistique, des technologies comme l’IoT ou la Blockchain offrent aussi une meilleure traçabilité des produits.

Comment la technologie peut-elle être utilisée par les amateurs de vin ?

C. B. – Les applications communautaires sont l’occasion de partager des crus qui sortent des sentiers battus et qui mériteraient d’être plus connus. Certaines permettent de faciliter les achats sur des segments spécifiques, comme l’application PinotBleu qui propose une plateforme avec des vins de vignerons respectueux de l’environnement et de leur terroir. Watson peut aussi être utilisé pour trouver les meilleures recommandations en fonction des goûts, des associations mets-vins les plus intéressantes, des découvertes… Les assistants virtuels, textuels ou vocaux, sont une autre utilisation. Certaines personnes gèrent leur cave grâce à des applications. Il y a encore beaucoup d’applications à inventer !

Et parce que ce sont les fêtes, je ne peux conclure sans vous recommander quelques coups de cœur :
– Un Gigondas et un Vaqueras qui existent en bio
– Un Menetou-Salon, qu’on m’a fait découvrir et que j’adore
– Et un Saint-Estèphe, pour ne pas complètement trahir sa région, comme le Château de Côme par exemple.

La route des vins du Beaujolais

La Route des Vins du Beaujolais, qui s’étire sur 140 km de Saint-Amour-Bellevue à Lozanne, a désormais son roadbook : un carnet de route décrivant l’itinéraire. Sept circuits, organisés autour d’un incontournable et incluant chacune une expérience unique, ont été concoctés sur mesure et sont prêts à l’emploi pour accompagner les voyageurs, les guider et les conseiller dans la découverte de la Route des Vins. Chaque circuit possède sa carte illustrée immersive qui permet de visualiser facilement les points d’intérêt des 39 villages-étapes : lieux à visiter, lieux à voir, restaurants, caves et hébergements Vignobles & Découvertes.

  • « À la conquête de l’amour des crus » (autour de Juliénas, 13 km, 4 étapes)
  • « Points de vue vertigineux » (autour de Fleurie, 13 km, 3 étapes)
  • « Au coeur de l’histoire du beaujolais » (autour de Beaujeu, 19 km, 5 étapes)
  • « Panorama du vignoble héroïque » (autour du Mont Brouilly, 12 km, 5 étapes)
  • « Terroir de pépites » (autour de Clochemerle, 18 km, 7 étapes)
  • « Sur la route des crêtes, en pierres dorées » (autour de Villefranche, 16 km, 7 étapes)
  • « Les pierres dorées, la petite toscane » (autour de Oingt 18 km, 8 étapes).

En complément, Destination Beaujolais a aussi lancé un site mobile dédié à la route des vins du Beaujolais, qui sortira courant été 2021. Ce site mobile permettra à l’internaute de se géolocaliser sur la route des vins afin de découvrir les différentes expériences qui lui seront proposées. Avec une ergonomie simplifiée et adaptée, le site mobile gardera les fonctionnalités du portail actuel de Destination Beaujolais : carte interactive, billetterie, bouton « coup de coeur », information d’ouverture ou fermeture en temps réel.

Pique-nique dans les vignes

Pique-nique dans les vignes

Dans le cadre du développement de l’œnotourisme en Beaujolais, l’Office de Tourisme réinvente avec ses partenaires « Vignobles & Découvertes » le concept de pique-nique dans les vignes. Au programme de cette expérience oenotouristique insolite proposée de juin à octobre : un(e) viticulteur(-rice) passionné(e) fait vivre un moment convivial lors d’une dégustation commentée et met à disposition pour quelques heures un emplacement de pique-nique en plein cœur de ses vignes. Trois formules sont disponibles.

  • Formule Simplicité* : vous amenez votre pique-nique, 15€/ adulte, 3€/enfant (-10 ans)
  • Formule Convivialité* : on vous fournit un panier terroir, 25€/ adulte, 13€/enfant (-10 ans)
  • Formule Elégance* : on vous fournit un pique-nique concocté par un chef local (amuse-bouche, entrée fraîche, “plat”, dessert) à partir de 45€/ personne

*Boissons incluses

Beaujolez-vous, toujours*

Le festival Beaujolez-vous est désormais un incontournable de l’été en Beaujolais. Associations et municipalités se réunissent pour proposer aux visiteurs des animations gratuites dès 19 h du mardi au samedi. « Le concept marche très bien et aujourd’hui, personne ne peut dire qu’il n’y a rien à faire les soirs de semaine dans le Beaujolais en juillet et août. C’est convivial et 100 % produits du terroir », assure Franck Tavian, vigneron et président de l’Espace des Brouilly à Saint Lager, et Frédéric Miguet, maire de Fleurie. Pour 2021, le programme des animations reste identique à celui avant la crise sanitaire en 2020 : les Temps Danse le mardi à Belleville-en-Beaujolais, les Estivales le mercredi à la Terrasse de Chiroubles, les marchés nocturnes le jeudi à Fleurie, le quizz de l’espace le vendredi à l’espace des Brouilly Saint-Lager et la guinguette village le samedi à Beaujeu. 

Rosé, Nuits d’été

Rosé, Nuits d'été

Le festival Rosé, Nuits d’Été revient cet été sur tout le Beaujolais, avec des animations alliant la découverte de vins rosés, de produits locaux, de spectacles en tout genre dans des villages de caractère. Pour mettre en valeur leur patrimoine, certains villages du Beaujolais revêtent, pour l’occasion, leur manteau rose tandis que monuments, châteaux et églises s’illuminent à la tombée de la nuit. Le programme sera concentré en fin de semaine : les afterwork vignerons dans les caves les jeudis, les soirées culturelles les vendredis, des soirées festives et des marchés nocturnes les samedis et des balades vins et patrimoine les dimanches. Vingt-cinq communes seront concernées et cela représente 40 événements sur l’ensemble du Beaujolais.

Les Wine Tours

Destination Beaujolais, pour la deuxième année, propose pendant tout l’été des Wine Tours les vendredis, samedis et dimanches en partenariat avec Tasty Lyon. Au programme de cette expérience gourmande et authentique labellisée « Vignobles & Découvertes » : « une initiation-dégustation dans un lieu avec un point de vue à couper le souffle, une halte sur un spot patrimonial et une dégustation chez un viticulteur« . Trois circuits sont proposés, chacun à bord d’un mini van le temps d’une demie journée e, compagnie d’un chauffeur-guide de Tasty Lyon.

  • « Les Crus du Beaujolais » : Du 02/07 au 27/08/2021, tous les vendredis de 14h30 à 18h30.
  • « Le Beaujolais des Pierres Dorées » : Du 03/07 au 28/08/2021, tous les samedis de 14h30 à 18h30.
  • « Les villages du Beaujolais » : Du 04/07 au 29/08/2021, tous les dimanches de 14h30 à 18h30.TARIFS ET RESERVATION

Tarif unique de 79 € incluant les dégustations mentionnées dans le programme et la prestation de chauffeur-guide. Réservation obligatoire sur : destination-beaujolais.com. Départ/retour : Gare routière, rue Grande Blazet à Villefranche-sur-Saône. Minimum de 2 personnes et maximum de 8 personnes.

Les Visites Privilèges « Vignobles et Découvertes »

Pour fêter leur 5e année d’existence, les Visites Privilège prennent de la bouteille et sont proposées en 2021 sur une période élargie : tous les jours à 11h et 17h, de juin jusqu’aux Beaujolais Nouveaux. Le concept, lui, reste le même. A partir de 2 personnes et jusqu’à 10 maximum, les touristes pourront choisir entre châteaux, caveaux intimistes, caves coopératives ou maison de négociant. Il pourront découvrir les secrets des exploitations et partager un moment de convivialité lors d’une dégustation commentée de trois vins accompagnée d’un encas de produits du terroir. Pour rappel, le label Vignobles & Découvertes est attribué par Atout France pour les destinations proposant des offres oenotouristiques de qualité. Le Beaujolais, labellisé V&D depuis 2010, est une destination à vocation touristique et viticole. Réservation obligatoire en ligne sur : destination-beaujolais.com

LA FILIERE VITICULTURE BIO

De plus en plus de viticulteurs font la démarche de certifier leurs domaines afin de relever de nombreux défis :

  • Produire des raisins de qualité en remplaçant l’emploi de produits de synthèse par des produits minéraux et naturels ;
  • Préserver leur santé et celle de leurs salariés, préserver l’environnement ;
  • Préserver leur terroir et la pérennité de leur vignoble ;
  • Pouvoir répondre à l’attente des clients demandeurs de produits biologiques ;
  • S’engager dans une démarche réglementée et contrôlée, lisible par tous.

La filière viticole bio est une filière dynamique : la production est en constante augmentation et le marché continue de se développer. État des lieux de la filière viticole bio.

UNE PRODUCTION DYNAMIQUE ET EN CONSTANTE PROGRESSION

En 2019, le vignoble conduit en bio (surfaces certifiées + surfaces en conversion) représente 14% du vignoble national, pour 112 507 hectares (dont 68 506 ha certifiés) et 8 039 exploitations. Les conversions sont à nouveau très dynamiques depuis 2017.

En bref, la filière viticole bio, c’est :

112 000 ha de vignes conduits en bio
39% du vignoble en conversion
2,1 millions hl de vin bio mis en marché en 2019
992 millions d’euros d’achat de vins bio par les ménages pour la consommation à domicile en France
Entre 2014 et 2019, le vignoble bio a progressé de 70%

PRÈS DE 3/4 DES SURFACES SUR 10 DÉPARTEMENTS

Selon l’Agence Bio, en 2019, 10 départements concentrent actuellement trois quarts des surfaces totales de vignes bio (72%) : avec 13 909 ha conduits en bio, la Gironde est le premier département viticole bio, suivi par l’Hérault (12 255 ha), le Gard (11 952 ha) et le Vaucluse (10 965 ha).

ET EN EUROPE ?
En 2018, plus de 347 600ha de vignes étaient cultivés en bio dans l’Union Européenne, soit environ 11,1% du vignoble européen. L’Espagne (avec 113 420 ha soit 32,6%), l’Italie (avec 106 447ha soit 30,6%) et la France (avec 94 020 ha soit 27%) se partagent 90% du vignoble bio européen.
En volume, les principaux marchés européens pour le vin bio sont l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et la Suède. En 2018, l’Italie est le premier exportateur de vins bio (88% de sa production).

LES ENJEUX TECHNIQUES

La viticulture biologique nécessite une reflexion sur l’ensemble de son système. Les principaux enjeux techniques sont :

  • la gestion du sol et de la fertilité. Dans certains cas, le recours à l’enherbement sera nécessaire (gérer les adventices, favoriser l’activité microbienne des sols, lutter contre l’érosion) ;
  • La recherche de l’équilibre de vigueur de la vigne (notamment par la gestion de la fertilisation organique) ;
  • La mise en place de mesures prophylactiques ;
  • Une protection phytosanitaire basée sur des produits autorisés par le cahier des charges de l’AB (cuivre et soufre sont autorisés notamment) ;
  • Le remplacement complet des herbicides et des produits de synthèses (fongicides, insecticides et engrais) par des produits naturels et des produits minéraux

En viticulture, le cuivre est l’un des rares fongicides autorisés en bio et bénéficiant d’une autorisation de mise en marché (AMM) en France. Il permet la gestion du mildiou (maladie courante de la vigne) mais également de certaines maladie du bois (black rot…). Les évolutions relatives à la réglementation générales sur le cuivre aux échelles nationale et européenne présentent des enjeux majeurs pour la bio et sont sources d’incertitude quant à l’avenir de l’utilisation du cuivre.

LA VINIFICATION BIOLOGIQUE

Selon l’Agence Bio, en 2019, 74% des volumes de vin bio mis sur le marché sont vinifiés par les viticulteurs eux-mêmes. La vinification est donc une partie intégrante du métier de vigneron bio.

Depuis 2012, un cahier des charges précis pour la vinification biologique a été intégré au règlement européen de l’agriculture biologique.

LES CIRCUITS DE MISE EN MARCHÉ DES VINS BIO

Selon l’Agence Bio, la valeur des achats de vins biologiques par les ménages en France a été estimée à 992 millions d’euros en 2019 (+3% par rapport à 2018).

Au niveau des circuits de commercialisation, en 2019, 46 % des ventes de vins bio (en valeur) sont effectuées via la vente directe et 10 % en magasins spécialisés bio. Le secteur des vins est le seul pour lequel la vente directe est le circuit de commercialisation principal. La vente directe est par ailleurs plus répandue pour le vin bio que pour la filière viticole en général : en bio, 3 bouteilles sur 10 sont vendues en direct, contre 1 bouteille sur 10 pour en conventionnel. 43% des volumes de vins bio des régions de France ont été vendus à l’étranger en 2019 (principalement pour le marché européen). 12 % des volumes de vins bio vendus en France en 2019 ont été commercialisés en restauration hors domicile (RHD).


ET EN EUROPE ?
Les principaux marchés européens pour le vin bio sont la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Autriche. Pour plus de détails, consultez les chiffres 2019 de l’Agence Bio sur la bio dans l’Union Européenne ainsi que l’étude prospective menée par SudVinBio sur la consommation de vin bio dans les années à venir.


L’ORGANISATION DE LA FILIÈRE
Selon une étude du cabinet AND-I commanditée par l’Agence Bio, près de 2,1 millions d’hectolitres de vins biologiques ont été mis en marché en 2019. Les AOP ont représenté 73 % des volumes de vins bio français commercialisés en 2015 et les IGP 25%.
Les circuits de vente et les acteurs sont très diversifiés comme le montre le schéma ci-dessus. 74 % des volumes sont commercialisés par les viticulteurs et 26 % par les coopératives.

Chronique sur le vin de jeune d’aujourd’hui et le vin de papa de demain

Côté paternel des appellations qui en imposent, sans défaut, des bouteilles statutaires. Côté enfant, de bien belles découvertes, de la biodynamie, des vins nature… de futurs classiques ?

Le vin de papa

Le goût du vin répond à une mode, comme les vêtements, la coiffure ou l’humour. Les goûts changent, le vin aussi.

Avant les vins de papa, il y avait les vins de pépé. Celui qu’il buvait dans les années 1960. Le vin de papa naît dans les années 1980 et atteint son sommet dans les années 2000. Il est fortement boisé, vanillé, épais, riche en goût, en alcool et en texture. Vingt ans plus tard, on a le droit de le trouver « fatiguant », trop concentré, il a entrainé des dérives sur le bas de gamme, comme l’infusion de copeaux dans les cuves pour lui donner ce fameux goût boisé.

Le vin de papa a une qualité indéniable, il n’a aucun défaut. Le cahier des charges de l’appellation dont il émane garantit une production dans la tradition du lieu, il est classique. Il relève de la valeur sûre comme une bonne blanquette, un coq au vin, un jean brut ou un sketch de Pierre Desproges.

L’étiquette est généralement sobre, chic et l’appellation prestigieuse. Papa ne boit pas de bourgogne mais un chablis. Il ne boit pas de bordeaux mais un médoc voir un saint-émilion. Le vin de papa est statutaire.

Le vin de gamin

La jeunesse ne se résume pas à l’immaturité. Dans le monde du vin, le jeune a déjà 30 ans. Il commence à aller chez le caviste et s’ouvre à un monde de découvertes. Le vin de jeune est un vin jeune. Le dessin sur l’étiquette du vin jeune est bizarre, ces vins en biodynamie, naturels, papa ne les trouvera sans doute « pas comme il faut ». Pourquoi n’aurait-on pas le droit d’inventer ? Le vin aime le temps long les tendances prennent du temps à s’établir.

Les jeunes vignerons quel que ce soit par l’âge ou par l’expérience, explorent ces nouveaux chemins. Aux jeunes consommateurs de les suivre. Ou, encore mieux, aux jeunes papas, à ceux qui le restent dans leur tête. Grâce à eux, demain, les vins de jeunes seront des classiques. Et on pourra réinventer autre chose.

La chronique des 5 idées reçues sur le vin

Il paraitrait que le vignoble de la Chine est plus grand que celui de la France. Décantez vos connaissances.

  • On fait du vin avec n’importe quel type de raisin

Pour faire du bon vin il faut du bon raisin, on parle d’un raisin de « cuve » par opposition au raisin de « table ». Comme pour les pommes il existe des variétés de pommes spécifiques pour faire du cidre ou de poires pour le poiré et vous ne voudriez pas les manger, car trop acide, trop amer, à la chair peu agréable. Si les raisins de table sont bien calibrés, charnus et possèdent peu de pépins ceux destinés à la fermentation sont plus petits et plus acides avec moins de pulpe et davantage de jus. Le chasselas et le muscat d’Alexandrie sont les seules variétés polyvalentes.

  • Dans une bouteille de vin, il n’y a que du jus du raisin fermenté

Cela peut arriver, mais cela reste très rare. Depuis la fin du XVIIIe siècle, il est courant de rajouter du sucre dans le moût, avant la fermentation, pour augmenter le degré d’alcool final du vin. Avec le réchauffement climatique, la chaptalisation devient inutile dans de nombreux vignobles et reste strictement réglementée en France. Il est rajouté fréquemment du soufre en petite ou grosse dose servant à stabiliser et protéger le vin.

De nombreux produits peuvent être ajoutés qui ne sont pas forcément retrouvés dans les bouteilles : depuis les fertilisants et les pesticides dans les vignes jusqu’aux intrants au chai (par exemple ajout de levures, acide tartrique, acide citrique ou ascorbique, charbon, caséine ou d’albumine d’oeuf). Ce qui explique l’apparition du logo « vin vegan ».

  • Dans des fûts de chêne, c’est toujours mieux

Oui si nous aimons le goût boisé et si le vin a besoin d’un élevage long avec une microrespiration pour polir les tanins, arrondir la structure et développer des arômes tertiaires. Cela concerne les vins haut gamme destinés à un temps de garde. La plupart des vins sont à boire dans les 5 ans dans lesquels on recherche un caractère vif et fruité. Les fûts de chêne sont à moins de 10 €.

  • La France est le premier pays producteur de vin

La France ne détient pas la palme de la production ni celle de la surface des vignes. C’est l’Italie qui trône la première place de la production mondiale avec 47,2 millions d’hectolitres estimés en 2020. La France n’est pas classée loin avec 43,9 millions d’hectolitres l’an dernier. L’Espagne est 3ème producteur mondial possède la surface la plus étendue avec 960 000 hectares devant la Chine qui compte 855 000 hectares de vignes. La France arrive derrière avec 794 000 hectares.