Pesticides : l’efficacité des équipements de protection des agriculteurs en question

Les équipements sont-ils efficaces ?

Selon une étude scientifique, l’efficacité des équipements individuels de protection, appelé EPI en conditions réelles est surestimée. Beaucoup de facteurs peuvent entraver leur utilisation : coût, inconfort, disponibilité.

Alain Garrigou, est l’auteur principal de l’étude. Il déclare : « il s’agit d’un sujet abordé par différentes disciplines séparées. C’est la première fois que l’on propose un point de vue pluridisciplinaire ». Avec des collègues, ils ont repris l’ensemble des données sur l’efficacité des EPI au laboratoire et sur le terrain « il ne faut pas se satisfaire des résultats d’efficacité issus de laboratoire. Il faut regarder sur le terrain, en situation réelle c’est là que l’on évalue la qualité des protections ».

Le but étant de poser 11 patchs sur le corps des agriculteurs et de les laisser travailler comme à leur habitude. On mesure ce qui est déposé sur le patch en fonction de la protection portée et de l’activité réalisée.

Problèmes d’image et de confort

Sur le terrain, beaucoup de facteurs entrent en jeu qui ne sont pas pris en compte en laboratoire. Le risque d’exposition dépend de l’activité, mais aussi du pesticide utilisé. Viennent ensuite les problèmes de confort (combinaisons trop chaudes ou mal adaptées aux mouvements).

En France, on compte 800 000 travailleurs non permanents dans les exploitations agricoles. Dans cette catégorie, on trouve des migrants, des travailleurs détachés, des personnes payées par des prestataires de services …

Des maladies ciblées 

Le problème que pointe l’étude est de nature à remettre en cause les autorisations de mise sur le marché des molécules les plus dangereuses. En 2016 déjà que le port d’EPI n’est pas toujours pratiqué par les applicateurs pendant les phases de travail pour lesquelles il constitue pourtant une des conditions de l’autorisation de mise sur le marché des produits utilisés.

En 2013, L’INSERM affirmait que les pesticides provoquaient des pathologies chez l’adulte telles que : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques.

 

 

Articles disponibles : https://www.liberation.fr/fil-vert,100993

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