Vins : Auvergne-Rhône-Alpes vise la première marche

raisin_kusy-4414121Les vendanges ont débuté dans notre région. 2019 annonce des petits rendements mais la qualité est au rendez-vous. Bonne nouvelle pour la région Auvergne Rhône-Alpes qui part à la conquête des marchés viticoles et affiche une ambition de leader d’ici 2025.


Par Béatrice Tardy –

Le Vin en Auvergne-Rhône-Alpes : 10% du Chiffre d’Affaires agricole régional

Avec 310 millions de bouteilles vendues chaque année, notre région est l’une des plus dynamiques de France dans le secteur viticole, elle est en 4e position au niveau national et jusqu’à 40% de cette production est vendue à l’export.
Après l’élevage, le lait et le fourrage, la production de vin est en 4e position de la filière agricole régionale et représente 10% du Chiffre d’Affaires agricole régional.

Le Vin en AURA, un négoce historique

Le négoce du vin existe dans notre région dès l’an 50 avant notre ère. Pline l’ancien évoquait déjà un cépage ancien autochtone observé sur les terres connues aujourd’hui sous les appellations de Condrieu et Côte-Roties (69).
Ce négoce prend de l’ampleur au IIe siècle de notre ère. A l’époque, et jusqu’au Ve siècle, les amphores pleines de vin sont transportées par le Rhône, via Vienna et Lugdunum, vers les clients du Nord de la France.

Auvergne-Rhône-Alpes : 47 AOP, 16 IGP

Les premières AOC naissent entre 1936 et 1937. Saint-Péray en Ardèche, Hermitage dans la Drôme, Beaujolais et Côte du Rhône. Puis la Savoie, le Bugey, les côteaux du lyonnais.

Le Beaujolais, par exemple, ce sont plus de 2000 vignerons, 9 caves coopératives et 197 négociants. Environ 90 millions de bouteilles sont commercialisées par les domaines & maisons – toutes appellations, millésimes et couleurs confondus.
Sur les 310 millions de bouteilles vendues, plus de 40 % est vendu à l’export pour l’ensemble du vignoble.

Le plan Filière Vins de la Région accompagne tous les producteurs notamment par les aides apportées lors de renouvellement du matériel et pour les compagnes de communication. Mais l’objectif prioritaire est clair : d’ici 2025, Aura a pour ambition de devenir la première région oenotouristique française avec un savoir-faire reconnu de tous. Le moteur : le tourisme vert qui est en plein développement. Le vin fait vivre 10% des effectifs de l’agriculture régionale, soit plus de 9000 emplois directs et environ 30 000 emplois indirects.

Le Fascinant Week-end

Du 18 au 20 octobre, les viticulteurs de toute la région encouragent les habitants des villes à venir les voir, à découvrir leur terroir et pas seulement en goûtant leurs vins. Ballades en montgolfière, gyropodes, dégustation de chocolat et de vin… plus de 200 activités différentes sont proposées par les vignerons.

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/vins-auvergne-rhone-alpes-vise-premiere-marche-1720421.html
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Les 7 nouveaux lauréats de l’appel à projet 2019

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Le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, FranceAgriMer et le Cniv ont sélectionné les 7 programmes de recherches dans le cadre de l’appel à projets 2019, sur un total de 14 dossiers présentés. Présentation.

Sept nouveaux programmes de recherche ont été sélectionnés dans le cadre du Plan national de lutte contre le dépérissement de la vigne. Le financement accordé pour ces nouveaux lauréats s’élève à 1.647M€, co-financés par l’Etat (FranceAgriMer) le Casdar et le Cniv. Ils seront engagés dès le deuxième semestre 2019 et se dérouleront sur 3 ans et demi.

Atomiwine, porté par le CNRS, consistera à travailler sur les marqueurs moléculaires liés au dépérissement du bois grâce à une technologie, la RMN (résonance magnétique nucléaire) pour mieux les connaître. Les informations aquises permettront pour la première fois d’élaborer une base de données structurales à différentes étapes du processus de nécrose du bois, selon différents cépages et leur terroir associé. Un soin particulier sera apporté au dépistage précoce des marqueurs du dépérissement causé par les maladies du bois et sur la validation de la méthode sur feuilles, écorces et racines.
« Un état des lieux sur le virus du Pinot gris »

Le programme Mycovir s’attachera à étudier l’impact de la diversité des communautés virales (phytovirus et mycovirus) sur la composition des communautés fongiques en relation avec l’expression des symptômes. Il est porté par l’Inra de Bordeaux. Le projet de recherche « GPGV » (Grapevine pinot gris virus), de l’IFV, aura pour objectif de dresser un état des lieux sur cette virose émergente en France et les symptômes qui y sont associés.

Le 4ème projet, porté par l’Inra de Bordeaux, est intitulé « Décidep » (Aide à la DECIsion et DEPérissement du vignoble) : il débouchera sur l’analyse technico-économique de l’impact des pratiques culturales mises en place pour faire face au dépérissement) ; un OAD permettra d’identifier les seuils de rentabilité propices à leur mise en œuvre.

Des projets à plus court terme

Viennent ensuite trois projets plus concrets et qui « devraient fournir aux viticulteurs des réponses à court terme dans la gestion des vignes atteintes de viroses ou de maladies du bois » : le programme intitulé «  Bou(r)geons », qui réside dans l’étude de l’effet de l’ébourgeonnage sur l’expression des symptômes de maladies du bois et le dépérissement. Il sera porté par l’IFV.

« Jasympt », également porté par l’IFV, concerne la lutte contre le court-noué. Différentes pistes seront explorées comme les jachères à base de plantes ou de dérivés de plantes à action « nématicide ». Une nouvelle étude visera notamment à améliorer les outils de diagnostic de la durée de repos nécessaire et suffisante. La symptomatologie du court-noué sera également étudiée par des tests de différents leviers permettant d’atténuer les symptômes et ainsi parvenir à « vivre (et produire) avec le court-noué ».

« SolAR » enfin, de l’IFV, étudiera le lien entre fertilité des sols et dépérissement de la vigne, en s’intéressant aux relations entre cycle de l’azote, fonctionnement de la vigne et élaboration de son rendement. les dépérissements de la vigne sont notamment attribués à une réduction de la fertilité des sols. Il s’agira également d’identifier des pratiques agroécologiques susceptibles d’y remédier.

L’appel à proposition avait été émis en novembre 2018. Pour rappel,  14 programmes ont déjà été financés depuis le début, 9 en 2017 et 5 en 2018. Le prochain appel à propositions aura lieu à l’automne 2019.

Article : Vitisphère par Juliette Cassagnes

Bernard Arnault annonce la conversion bio du château d’Yquem

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En cours d’expérimentation, ce cap environnemental témoigne d’une prise de conscience au sein des grands crus classés, qui lancent une charte éthique.

« Ces dernières années, Yquem a franchi des étapes décisives pour parvenir aujourd’hui à une viticulture aujourd’hui intégralement biologique et bientôt biodynamique » annonce Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH, ce 13 mai au premier cru supérieur de Sauternes, à l’occasion du prestigieux dîner pour la presse internationale du conseil des crus classés en 1855 qui ouvre le salon Vinexpo Bordeaux. Glissée sans l’air d’y toucher, cette annonce au détour d’un discours a fait son petit effet sur l’assistance de journalistes et de propriétaires. Mais dans les faits, Bernard Arnault semble s’être avancé, aucun processus de conversion n’ayant été ouvert par le château d’Yquem auprès des structures bio.

D’après les informations de Vitisphere, l’ensemble des traitements de ce vignoble classé sont bio, à l’exception de ceux contre le mildiou. Une expérimentation est en cours sur la moitié des cent hectares du vignoble d’Yquem, les équipes techniques craignant un impact du cuivre sur l’épaisseur des pellicules de raisin, ce qui pourra entraver le bon développement du botrytis, et donc de la pourriture noble. Quoi qu’il en soit, le cap est désormais officiellement donné depuis le sommet, « pour monsieur [Pierre] Lurton », le président du château d’Yquem, comme le lance Bernard Arnault.

« Charte d’excellence durable »

Cette conversion annoncée du château d’Yquem s’inscrit dans une dynamique de conversion des grands crus classés, comme Latour parmi les « premiers » du Médoc, mais aussi les châteaux Ferrière, Palmer, Pontet-Canet… ou Guiraud à Sauternes. « La prise de conscience écologique est désormais un moteur puissant » estime Philippe Castéja, le président du conseil des grands crus classés en 1855. Qui a annoncé lors de ce dîner la mise en place d’une « charte éthique des grands crus classé de 1855 […] qui prétend œuvrer à la valorisation des terroirs d’exception, patrimoine matériel et immatériel dont nous avons hérité ». Ces engagements agroécologiques devant permettre d’assurer la pérennité de ces vignobles tout en répondant aux demandes des consommateurs. Afin de pérenniser le « rayonnement mondial des crus classés de 1855, qui sont les éclaireurs, les têtes de toute une économie française de la vigne et du vin » estime Bernard Arnault.

Source : Mardi 14 mai 2019 par Alexandre Abellan – https://www.vitisphere.com

Régions agricoles en Europe : savez-vous qui produit quoi ?

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Blé, poires, porcs, vins : l’Europe est un géant agricole avec 10,8 millions d’exploitations agricoles. Mais comment cette production est-elle répartie dans les différentes régions du continent ?

Céréales

Le blé tendre, celui qui sert à faire le pain, et l’épeautre sont les céréales les plus cultivées dans l’Union européenne, selon des données de 2016 publiées par l’Office européen de statistiques, Eurostat. Leur production est répartie entre l’est de l’Angleterre, première productrice européenne, la Bavière, le nord et le centre de la France et la région espagnole de Castilla y León (nord-ouest), également championne de la récolte d’orge.

Vins

L’Union Européenne, première productrice de vin au monde, concentre également plus de la moitié de la consommation mondiale, selon Eurostat.

La région de Castilla-la Mancha, dans le centre de l’Espagne, était « de loin » la surface plantée en vigne la plus étendue (434.000 hectares) d’Europe, en 2015. En deuxième place, mais deux fois moins grande, vient le Languedoc-Roussillon, (239.000 hectares) suivi de l’Aquitaine (144.000 hectares) et des Pouilles, dans le sud de l’Italie (101.000 hectares).

Elevage, produits laitiers

Le cheptel des élevages bovins, porcins, ovins et caprins dans l’UE représentait 336 millions de têtes, en 2016.

L’Espagne et l’Allemagne élevaient le cheptel porcin « le plus important », alors que la France enregistrait « le plus grand nombre de bovins ». La Bretagne est la région la plus productrice de lait de vache de l’Union, avec une production de près de 5,5 millions de tonnes, suivie du sud-est de l’Irlande, qui détient un cheptel bovin de 4,1 millions de têtes.

Arbres fruitiers

Les près de 1,3 million d’hectares d’arbres fruitiers européens, sont principalement répartis entre la Pologne et l’Italie – respectivement championnes européennes de pommes et de poires – et l’Espagne, première d’Europe en terme de vergers productifs (422.800 ha).

Les orangers, citronniers, pêchers, et autres arbres fruitiers espagnols représentent un tiers de la superficie européenne des arbres fruitiers, selon des données d’Eurostat datant de 2017.

 

Une première édition à Villefranche du Salon du vin bio du 27 au 29 avril


two-types-of-wine-1761613_960_720« Le Salon du vin bio ouvrira ses portes du Samedi 27 au lundi 29 avril à la Salle de l’Atelier à Villefranche-sur-Saône. Plus d’une trentaine de vignerons BIO de toute la France ont répondu présents pour cette première édition », annonce un communiqué. Conférences et animations viendront créer des temps forts durant les trois journées. Tous les exposants sont des producteurs de vin convertis en bio depuis plusieurs années ou en cours de conversion. Leurs produits valorisent tous les terroirs de France : Languedoc, Bordeaux, Bourgogne, Val de Loire, Alsace, Champagne… et bien sûr Beaujolais.

Programme complet sur le site : http://www.salonduvinbio.com

Les sept chiffres à connaître sur l’agriculture française

Harvesting the field of wheatLe Salon de l’Agriculture ouvre ses portes samedi 23 février à Paris. Un événement incontournable quand on sait que la France est la première puissance agricole européenne, devant l’Allemagne et l’Italie, avec une production estimée à 73 milliards d’euros en 2018. Les agriculteurs, au nombre de 448.500, voient leurs effectifs diminuer sans interruption.

Alors que l’année 2018 a été marquée par un été particulièrement sec, de nombreux agriculteurs – qu’ils soient éleveurs ou céréaliers -, se posent des questions sur leur avenir et la pérennité de leurs exploitations. À l’occasion du salon de l’agriculture, qui se tient du samedi 23 février au dimanche 3 mars à Paris, porte de Versailles, voici quelques éléments clés sur l’agriculture française:

• Une production estimée à 73 milliards d’euros, soit 16,9% du marché européen

En 2018, la «ferme France» a conservé son statut de première puissance agricole européenne. Tous secteurs confondus, sa production est estimée à 73 milliards d’euros. La France devance ainsi nettement l’Allemagne (56 milliards) et l’Italie (51 milliards) sur le podium européen. La France a surtout stabilisé sa part de marché sur l’échiquier communautaire – de 16,8% en 2017 à 16,9% en 2018 -, alors qu’elle reculait dangereusement depuis quelques années, avec notamment une année 2016 catastrophique.

• 30 millions d’hectares

En termes de surfaces agricoles, la France est également au premier rang européen avec près de 30 millions d’hectares.

• Une contribution au PIB à hauteur de 6,7%

La contribution de la branche agricole au produit intérieur brut français (PIB) devrait être en hausse en 2018 pour la deuxième année consécutive après la crise de 2016, à 6,7% du PIB. En 2018, les exportations de produits agricoles et produits agroalimentaires ont représenté 6,6 milliards d’euros d’excédent commercial, contre 5,8 milliards en 2017, inversant la courbe par rapport aux années précédentes plombées par de mauvaises récoltes de céréales.

• Une année 2018 amputée par la sécheresse

En 2018, la valeur des productions animales a diminué de 1,2%, sous l’effet de la chute des prix du porc de 12,4%, après deux années de hausse soutenue. Les productions végétales ont quant à elles rebondi de 2,2%, principalement grâce à la hausse du volume de vin (+ 28,5%), seule production végétale en croissance.

Les conditions climatiques, en particulier la sécheresse estivale, ont pesé sur les rendements des céréales, mais aussi des fruits et légumes. Cela a fait monter les cours, mais dans de nombreux cas (abricots, cerises, courgettes) cette hausse des prix a été insuffisante pour combler la perte de production. La sécheresse a également touché la production laitière, faute d’herbe pour nourrir les vaches: au mois d’octobre 2018, la collecte affichait ainsi un repli de 3,7% par rapport à octobre 2017. En revanche, comme les maraîchers, les éleveurs laitiers ont vu les cours remonter.

• Une baisse des défaillances

Le nombre de défaillances d’entreprises a fortement baissé en 2018. À fin novembre, il était en recul de 8%.

• La France compte 448.500 agriculteurs, dont 50% ont plus de 50 ans

Le nombre d’agriculteurs reste en baisse continue: de 1,5% à 2% par an. Ils étaient ainsi 448.500 en 2018, contre 514.000 dix ans auparavant, selon les chiffres de la mutualité sociale agricole (MSA) qui invoque l’extension de la taille moyenne des exploitations et le développement de l’urbanisation et des forêts.

Un phénomène inquiétant, alors que plus de 50% des agriculteurs ont aujourd’hui plus de 50 ans, et vont prochainement prendre leur retraite. Certains observateurs évoquent une montée des retraites anticipées chez les seniors et une chute des vocations chez les jeunes.

• 1250 euros par mois en moyenne

La baisse du nombre d’agriculteurs semble loin de devoir s’arrêter en raison des incertitudes économiques. De nombreuses exploitations ont une trésorerie très fragile et les revenus des agriculteurs sont faibles. Selon une étude de la Mutualité sociale agricole (MSA) de 2016, les agriculteurs ne gagnent en moyenne que 15.000 euros par an, soit 1250 euros moyens par mois. Un tiers des agriculteurs touche même moins de 350 euros par mois…

L’agriculture bio française gagne du terrain

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La surface agricole cultivée en bio a connu une hausse de 15% en France en 2017. Les producteurs et les filières sont en augmentation pour répondre à la demande des consommateurs. Mais les professionnels attendent toujours un plan gouvernemental pour doper le secteur.

L’agriculture biologique française est en forme! La surface agricole de la France cultivée en bio a connu une hausse de 15% en 2017, tandis que le nombre de producteur a augmenté de 13,6%. C’est l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (l’Agence Bio) qui révèle ces chiffres dans un communiqué. «Il y a un engouement de toute part pour le bio, aussi bien du côté des consommateurs que des agriculteurs», constate Florent Guhl, le président de l’Agence Bio. «Ces chiffres traduisent une croissance forte», poursuit-il.

Au 31 décembre 2017, la filière comptait 36.664 producteurs bio, portant les surfaces agricoles engagées dans le bio en France à 1,77 million d’hectares, soit 6,5% du total de la surface agricole utile française. Ce qui fait de la France la troisième surface de culture bio en Europe.

Pour l’année écoulée, l’Agence Bio relève deux tendances significatives: les régions les plus avancées en bio continuent de progresser, et celles comptant le moins de producteurs convertis se développent rapidement. Ainsi, les trois régions sudistes championnes du bio progressent encore. L’Occitanie compte plus de 8100 producteurs bio en 2017 (+13%), et les régions Auvergne-Rhône-Alpes (+12,7%) et Nouvelle-Aquitaine (+13,1%), en dénombrent chacune plus de 5 300. Dans le même temps, les régions moins développées rattrapent leur retard. Les Hauts de France comptent 888 agriculteurs bio (+21%), l’Outre-mer 431 (+22%) et la Corse 396 (+21,5%). L’île-de-France arrive en queue de peloton avec seulement 316 producteurs bio mais enregistre une progression de 23,4%. «Le phénomène du bio dans les régions devrait continuer de s’accroître dans les années à venir», estime Florent Guhl. Par ailleurs, la part des agriculteurs se désengageant du bio est seulement de 3,2% en 2017. «Principalement des départs en retraite», précise-t-il.

Capture communiquée Agence Bio

Toutes les filières progressent

Du côté des filières, elles affichent toutes une progression en 2017. La culture de légume reste sur le haut du panier avec 5222 cultivateurs bio en 2017 (+18,4%). «Elles progressent essentiellement dans la moitié sud de la France, a priori à la faveur des légumes sous serre et primeurs», indique l’Agence Bio. Les grandes cultures, à savoir les céréales ( blé, orge, maïs…), les oléagineux (tournesol, colza, soja…) et les protéagineux (pois, féveroles…), maintiennent des niveaux d’engagements similaires à 2016. L’Agence Bio dénombre 5182 producteurs dans la filière en 2017, soit une progression de 18,9%. Ils se situent principalement en Occitanie mais aussi en Nouvelle-Aquitaine. Dans la filière du lait, les producteurs bio continuent également d’augmenter pour arriver à 3265 exploitants l’année dernière (+11,5%). On les retrouve notamment en Bretagne, Pays de la Loire ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes. Le bio gagne aussi du terrain dans les filières de productions animales. Particulièrement dans les volailles (filières chair et œufs) avec 1390 éleveurs bio en 2017 (+23,3%). «En fonction des annonces et des aides accordées par l’État, l’installation des producteurs bio devraient continuer d’augmenter dans chacune des filières», commente Florent Guhl.

Fort engagement des transformateurs et distributeurs

L’Agence Bio observe également que l’année 2017 a été marquée par une croissance importante de l’engagement bio des entreprises de transformation et de distribution. Un dynamisme qui va, selon elle, de pair avec une augmentation de la demande des consommateurs. 12.238 transformateurs étaient engagés en bio au 31 décembre 2017 soit une augmentation de 15,5% en un an. Le nombre de nouveaux engagés est deux fois plus élevé en 2017 qu’en 2016 (1 638 contre 836). Du côté des distributeurs, ils sont 4752 à s’être engagés en bio au 31 décembre 2017, soit une progression de 18 % par rapport à fin 2016. «Les 5 régions comptant le plus de transformateurs et de distributeurs certifiés bio sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie, l’Ile-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d’Azur», précise l’Agence Bio.

«Il faut continuer d’aider les agriculteurs souhaitant opérer une transition vers le bio»

Florent Guhl, président de l’Agence Bio

Malgré ces nombreux points positifs, Florent Guhl, le président de l’agence, préfère tempérer: «L’objectif du gouvernement de faire que 15% de la surface agricole cultivable du pays soit bio en 2022 est atteignable. Toutefois, il faut continuer d’aider les agriculteurs souhaitant opérer une transition vers le bio». Même constat lorsqu’il s’agit d’évoquer les 50 % de bio dans les cantines d’ici 2022. «Aujourd’hui la part du bio dans les cantines est de seulement 3,5%, il faudra faire un gros effort de ce côté-là», explique-t-il. Il conclut: «Un plan bio devrait être annoncé lors du Salon de l’Agriculture, si l’effort budgétaire est au rendez-vous, il est possible que les objectifs du gouvernement soient atteignables».

Article : Par  Louis Delatronchette : FIGARO DEMAIN

Et si vous optiez pour une volaille bio pour les fêtes ?

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Essor du marché de la volaille bio en Auvergne

Extrait du Communiqué de presse du

Le marché de la volaille de chair bio connaît un essor important en Auvergne qui est désormais le troisième bassin producteur de volailles de chair bio en France et regroupe plus de 10 % du cheptel national. En 2017, la filière auvergnate a produit plus de 1,2 million de poulets bio. Actuellement, la filière veut se développer.

En 2017, la filière auvergnate a produit plus de 1,2 million de poulet bio. Fort de ce résultat, la filière cherche de nouveaux producteurs pour venir grossir ses rangs et répondre à la demande croissante des consommateurs, mais aussi des collectivités toujours plus nombreuses à faire le choix de ce mode d’élevage.

L’objectif de la filière pour les années à venir est de créer 15 à 20 bâtiments d’élevage supplémentaires par an.

« Notre filière se porte bien et se développe bien. On représente aujourd’hui 10% de la production française en poulets de chair Bio, soit 1,2 million de poulets sur près de 12 millions au national. Il nous faut poursuivre dans cette voie. », dit Bernard Devoucoux, représentant des éleveurs de poulets Bio au SYVOFA, président de la section Bio du Syndicat national du Label Rouge, et président d’Auvergne Bio Distribution.

Le bio a le vent en poupe

Pour répondre à la demande de plus en plus grande des consommateurs mais également des 3 abattoirs qui commercialisent les poulets de chair bio, la filière a besoin de trouver de nouveaux producteurs qui se lancent dans l’agriculture biologique. Dans ce cadre, elle pousse le Syndicat de Défense des Volailles Fermières d’Auvergne, à recruter de nouveaux éleveurs avec une création d’une quinzaine de bâtiments par an. Mais pas n’importe où.

« Il y a des contraintes sur lesquelles nous ne pouvons pas transiger et notamment la distance entre l’exploitation et les abattoirs qui commercialisent les poulets de chair Bio qui ne doit pas dépasser 80 km. Jusqu’à présent, la filière a développé l’aviculture Bio dans l’Allier, berceau historique de l’aviculture Label en Auvergne. Aujourd’hui, il nous parait intéressant de regarder du côté du Parc Livradois-Forez et ce à plus d’un titre. »

Vente des Hospices de Beaune 2018 : nouveau record avec 14,2 millions d’euros d’enchères

La vente des vins des Hospices de Beaune s’est achevée dimanche 18 novembre 2018 sur un nouveau record. Le total des enchères sur les 828 pièces misent en vente atteint 14,2 millions d’euros.

Record battu pour la 158e vente des vins des Hospices de Beaune. Le total des enchères dimanche 18 novembre a atteint 14,2 millions d’euros, dont 230 000 euros pour les deux « pièces des Présidents ».

La vente a atteint précisément 14 199 250 euros, « le meilleur résultat jamais réalisé », ont indiqué dans un communiqué conjoint les Hospices civils de Beaune et la maison d’enchères britannique Christie’s. Les célèbres enchères à des fins caritatives avaient déjà battu un record l’année dernière à 12,3 millions d’euros.

« Un Bâtard-Montrachet Grand cru a été vendu pour 135 000 euros (…), le plus haut prix jamais atteint pour une pièce de vin« , ajoute le communiqué. Prix moyen pour une pièce (fût de 228 litres) : 16 850 euros, un chiffre en hausse de 19 % comparé à 2017.

Les deux « pièces des Présidents » avaient été adjugées dans l’après-midi à 230 000 euros au profit de trois associations, un chiffre bien en-deçà des 420 000 euros de l’an dernier.

« Jamais le vin n’a été aussi bon pour la santé, permettez à un immortel de vous le dire », avait pourtant lancé pendant la vente l’académicien Erik Orsenna, l’un des parrains qui se démenait pour faire monter les enchères.

Vente des Hospices de Beaune : l’intégralité des enchères sur la pièce de charité

Les comédiens Nathalie Baye, Emmanuelle Béart et Pascal Elbé tentaient eux aussi de faire monter les prix au profit de l’Institut Pasteur, l’Association Soeur Emmanuelle (Asmae) et l’association Bab (qui aide les enfants atteints de cancer).

« Il y a des gens qui sont là pour faire leur marché, ce qui est normal, et il y en a qui sont prêts à donner. Mais peut-être que les gens qui sont prêts à donner n’étaient pas là« , a lancé l’académicien à l’issue de la vente.

C’est un acheteur brésilien, Alaor Lino, ainsi que le négociant bourguignon Albéric Bichot et l’un de ses clients, le Canadien Daniel Tangay, qui ont remporté conjointement le lot, le premier apportant 200 000 euros et les autres 30 000 euros.

Nombre record de 828 pièces

« C’est un plaisir de contribuer à des associations qui le méritent, mais pour nous qui offrons cet argent, nous allons recevoir un très bon vin. C’est un business honnête », s’est félicité Alaor Lino.

Une seule pièce des présidents devait initialement être vendue, issue de la prestigieuse appellation Corton Grand cru Clos du Roi. Mais les organisateurs avaient finalement ajouté une deuxième pièce de charité pour la deuxième année consécutive : un Meursault Premier cru Les hospices beaune.

Cette vente organisée sous le marteau de Christie’s, qui attire chaque année de nombreux acheteurs étrangers, proposait cette année un nombre record de 828 pièces.
La recette – hors pièces des Présidents – sera reversée à l’institution hospitalière des Hospices fondée au XVe siècle, afin de financer la modernisation de l’hôpital de la ville et l’entretien du bâtiment historique de l’Hôtel-Dieu.

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/beaune/vente-hospices-beaune-nouveau-record-142-millions-euros-encheres-1577248.html