Régions agricoles en Europe : savez-vous qui produit quoi ?

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Blé, poires, porcs, vins : l’Europe est un géant agricole avec 10,8 millions d’exploitations agricoles. Mais comment cette production est-elle répartie dans les différentes régions du continent ?

Céréales

Le blé tendre, celui qui sert à faire le pain, et l’épeautre sont les céréales les plus cultivées dans l’Union européenne, selon des données de 2016 publiées par l’Office européen de statistiques, Eurostat. Leur production est répartie entre l’est de l’Angleterre, première productrice européenne, la Bavière, le nord et le centre de la France et la région espagnole de Castilla y León (nord-ouest), également championne de la récolte d’orge.

Vins

L’Union Européenne, première productrice de vin au monde, concentre également plus de la moitié de la consommation mondiale, selon Eurostat.

La région de Castilla-la Mancha, dans le centre de l’Espagne, était « de loin » la surface plantée en vigne la plus étendue (434.000 hectares) d’Europe, en 2015. En deuxième place, mais deux fois moins grande, vient le Languedoc-Roussillon, (239.000 hectares) suivi de l’Aquitaine (144.000 hectares) et des Pouilles, dans le sud de l’Italie (101.000 hectares).

Elevage, produits laitiers

Le cheptel des élevages bovins, porcins, ovins et caprins dans l’UE représentait 336 millions de têtes, en 2016.

L’Espagne et l’Allemagne élevaient le cheptel porcin « le plus important », alors que la France enregistrait « le plus grand nombre de bovins ». La Bretagne est la région la plus productrice de lait de vache de l’Union, avec une production de près de 5,5 millions de tonnes, suivie du sud-est de l’Irlande, qui détient un cheptel bovin de 4,1 millions de têtes.

Arbres fruitiers

Les près de 1,3 million d’hectares d’arbres fruitiers européens, sont principalement répartis entre la Pologne et l’Italie – respectivement championnes européennes de pommes et de poires – et l’Espagne, première d’Europe en terme de vergers productifs (422.800 ha).

Les orangers, citronniers, pêchers, et autres arbres fruitiers espagnols représentent un tiers de la superficie européenne des arbres fruitiers, selon des données d’Eurostat datant de 2017.

 

Faire la différence entre les différentes techniques agricoles

tree-1247796_960_720 Permaculture, agroécologie, agriculture biologique trois techniques agricoles si proches et si différentes. Quelques lignes pour tout comprendre. 

Un article de C. DION – Colibris le Mag

 

L’agriculture biologique recouvre potentiellement le nombre le plus large de pratiques. Cultiver en bio veut dire ne pas utiliser d’intrans, ni de produits phytosanitaires issus de la pétrochimie. Pour autant, il existe un bon nombre d’agriculteurs bio, qui, à cette exception près, travaillent presque comme des agriculteurs conventionnels : cultures de plein champs, en rang, sur une terre dénudée, beaucoup de travail du sol, très peu de biodiversité, beaucoup de mécanisation.

L’agroécologie (en tant que pratique agricole) va plus loin. En plus de techniques comme le compostage, la recherche de complémentarité entre les espèces, la culture sur buttes…, elle va chercher à intégrer dans sa pratique l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé, comme l’économie et la meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies, le reboisement…

La permaculture n’est pas à proprement parlé un système agricole. Son objet est plus vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.

vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.

Elle va donc pouvoir intégrer l’ensemble des bonnes pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie mais également les énergies renouvelables, l’écoconstruction… Ses applications sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie…

L’esprit de la permaculture est de relier tous les éléments d’un système les uns avec les autres, y compris les êtres humains. Tout particulièrement, la permaculture va chercher à recréer la grande diversité et l’interdépendance qui existent naturellement dans des écosystèmes naturels, afin d’assurer à chaque composante, et au système global, santé, efficacité et résilience. C’est un fonctionnement en boucle où chaque élément vient nourrir les autres, sans produire de déchets « exportables ». Dans son application agricole, la permaculture s’inspire beaucoup des forêts où le sol n’est pas travaillé.

L’agroécologie en tant que mouvement (dans l’acception qu’en donne Pierre Rabhi et Terre & Humanisme par exemple) se rapproche beaucoup de l’esprit de la permaculture, sans pour autant avoir développé le même corpus de pratiques comme le zoning ou les secteurs. Ils partagent en revanche les mêmes idées d’écosystèmes résilients, appuyés sur une vision holistique et sur l’utilisation intelligente et mesurée des ressources locales, pour le plus grand bénéfice des êtres humains qui y vivent.

L’avenir du bio ouvre ses portes

La forte dynamique de conversion en agriculture biologique se poursuit, avec d’ores et déjà plus de 500 nouvelles ferme bio depuis début 2017 en Auvergne Rhône-Alpes, qui rejoignent les 4771 fermes déjà engagées en bio fin 2016.

Du 9 octobre au 12 novembre, une quarantaine de fermes bio ou en conversion ouvrent leurs portes afin de faire découvrir l’agriculture biologique et ses techniques dans le cadre des « Quinzaine de la bio », campagne organisée par le réseau des agriculteurs bio de la région Auvergne Rhône Alpes.

Agriculteurs, porteurs de projets, formateurs et élèves des centres d’enseignement agricole, chargés de missions, élus des collectivités, … sont tous invités à découvrir les témoignages d’agriculteurs et d’opérateurs, des démonstrations de matériel, des regards croisés sur le passage en bio, des données technico-économiques … Au somme un immense partage d’expériences est au programme de ces journées pour permettre la promotion des filières et des techniques bio.

Dans l’Ain, quatre portes ouvertes auront lieu :

  • Le 24 octobre à 14 heures, chez Guillaume MANCONI à Lhuis,
  • Le 7 novembre à 14 heures, au GAEC des Plantaz à Flaxieu,
  • Le 9 novembre à 14 heures, au GAEC de Cize à Cize

Retrouvez le programme détaillé de ces portes ouvertes ainsi que l’ensemble des portes ouvertes organisées en Auvergne Rhône Alpes sur le site Internet de la compagne : http://www.quinzainedelabio.com

Informations issues du journal l’Ainpact