L’agriculture bio française gagne du terrain

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La surface agricole cultivée en bio a connu une hausse de 15% en France en 2017. Les producteurs et les filières sont en augmentation pour répondre à la demande des consommateurs. Mais les professionnels attendent toujours un plan gouvernemental pour doper le secteur.

L’agriculture biologique française est en forme! La surface agricole de la France cultivée en bio a connu une hausse de 15% en 2017, tandis que le nombre de producteur a augmenté de 13,6%. C’est l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (l’Agence Bio) qui révèle ces chiffres dans un communiqué. «Il y a un engouement de toute part pour le bio, aussi bien du côté des consommateurs que des agriculteurs», constate Florent Guhl, le président de l’Agence Bio. «Ces chiffres traduisent une croissance forte», poursuit-il.

Au 31 décembre 2017, la filière comptait 36.664 producteurs bio, portant les surfaces agricoles engagées dans le bio en France à 1,77 million d’hectares, soit 6,5% du total de la surface agricole utile française. Ce qui fait de la France la troisième surface de culture bio en Europe.

Pour l’année écoulée, l’Agence Bio relève deux tendances significatives: les régions les plus avancées en bio continuent de progresser, et celles comptant le moins de producteurs convertis se développent rapidement. Ainsi, les trois régions sudistes championnes du bio progressent encore. L’Occitanie compte plus de 8100 producteurs bio en 2017 (+13%), et les régions Auvergne-Rhône-Alpes (+12,7%) et Nouvelle-Aquitaine (+13,1%), en dénombrent chacune plus de 5 300. Dans le même temps, les régions moins développées rattrapent leur retard. Les Hauts de France comptent 888 agriculteurs bio (+21%), l’Outre-mer 431 (+22%) et la Corse 396 (+21,5%). L’île-de-France arrive en queue de peloton avec seulement 316 producteurs bio mais enregistre une progression de 23,4%. «Le phénomène du bio dans les régions devrait continuer de s’accroître dans les années à venir», estime Florent Guhl. Par ailleurs, la part des agriculteurs se désengageant du bio est seulement de 3,2% en 2017. «Principalement des départs en retraite», précise-t-il.

Capture communiquée Agence Bio

Toutes les filières progressent

Du côté des filières, elles affichent toutes une progression en 2017. La culture de légume reste sur le haut du panier avec 5222 cultivateurs bio en 2017 (+18,4%). «Elles progressent essentiellement dans la moitié sud de la France, a priori à la faveur des légumes sous serre et primeurs», indique l’Agence Bio. Les grandes cultures, à savoir les céréales ( blé, orge, maïs…), les oléagineux (tournesol, colza, soja…) et les protéagineux (pois, féveroles…), maintiennent des niveaux d’engagements similaires à 2016. L’Agence Bio dénombre 5182 producteurs dans la filière en 2017, soit une progression de 18,9%. Ils se situent principalement en Occitanie mais aussi en Nouvelle-Aquitaine. Dans la filière du lait, les producteurs bio continuent également d’augmenter pour arriver à 3265 exploitants l’année dernière (+11,5%). On les retrouve notamment en Bretagne, Pays de la Loire ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes. Le bio gagne aussi du terrain dans les filières de productions animales. Particulièrement dans les volailles (filières chair et œufs) avec 1390 éleveurs bio en 2017 (+23,3%). «En fonction des annonces et des aides accordées par l’État, l’installation des producteurs bio devraient continuer d’augmenter dans chacune des filières», commente Florent Guhl.

Fort engagement des transformateurs et distributeurs

L’Agence Bio observe également que l’année 2017 a été marquée par une croissance importante de l’engagement bio des entreprises de transformation et de distribution. Un dynamisme qui va, selon elle, de pair avec une augmentation de la demande des consommateurs. 12.238 transformateurs étaient engagés en bio au 31 décembre 2017 soit une augmentation de 15,5% en un an. Le nombre de nouveaux engagés est deux fois plus élevé en 2017 qu’en 2016 (1 638 contre 836). Du côté des distributeurs, ils sont 4752 à s’être engagés en bio au 31 décembre 2017, soit une progression de 18 % par rapport à fin 2016. «Les 5 régions comptant le plus de transformateurs et de distributeurs certifiés bio sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie, l’Ile-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d’Azur», précise l’Agence Bio.

«Il faut continuer d’aider les agriculteurs souhaitant opérer une transition vers le bio»

Florent Guhl, président de l’Agence Bio

Malgré ces nombreux points positifs, Florent Guhl, le président de l’agence, préfère tempérer: «L’objectif du gouvernement de faire que 15% de la surface agricole cultivable du pays soit bio en 2022 est atteignable. Toutefois, il faut continuer d’aider les agriculteurs souhaitant opérer une transition vers le bio». Même constat lorsqu’il s’agit d’évoquer les 50 % de bio dans les cantines d’ici 2022. «Aujourd’hui la part du bio dans les cantines est de seulement 3,5%, il faudra faire un gros effort de ce côté-là», explique-t-il. Il conclut: «Un plan bio devrait être annoncé lors du Salon de l’Agriculture, si l’effort budgétaire est au rendez-vous, il est possible que les objectifs du gouvernement soient atteignables».

Article : Par  Louis Delatronchette : FIGARO DEMAIN

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Et si vous optiez pour une volaille bio pour les fêtes ?

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Essor du marché de la volaille bio en Auvergne

Extrait du Communiqué de presse du

Le marché de la volaille de chair bio connaît un essor important en Auvergne qui est désormais le troisième bassin producteur de volailles de chair bio en France et regroupe plus de 10 % du cheptel national. En 2017, la filière auvergnate a produit plus de 1,2 million de poulets bio. Actuellement, la filière veut se développer.

En 2017, la filière auvergnate a produit plus de 1,2 million de poulet bio. Fort de ce résultat, la filière cherche de nouveaux producteurs pour venir grossir ses rangs et répondre à la demande croissante des consommateurs, mais aussi des collectivités toujours plus nombreuses à faire le choix de ce mode d’élevage.

L’objectif de la filière pour les années à venir est de créer 15 à 20 bâtiments d’élevage supplémentaires par an.

« Notre filière se porte bien et se développe bien. On représente aujourd’hui 10% de la production française en poulets de chair Bio, soit 1,2 million de poulets sur près de 12 millions au national. Il nous faut poursuivre dans cette voie. », dit Bernard Devoucoux, représentant des éleveurs de poulets Bio au SYVOFA, président de la section Bio du Syndicat national du Label Rouge, et président d’Auvergne Bio Distribution.

Le bio a le vent en poupe

Pour répondre à la demande de plus en plus grande des consommateurs mais également des 3 abattoirs qui commercialisent les poulets de chair bio, la filière a besoin de trouver de nouveaux producteurs qui se lancent dans l’agriculture biologique. Dans ce cadre, elle pousse le Syndicat de Défense des Volailles Fermières d’Auvergne, à recruter de nouveaux éleveurs avec une création d’une quinzaine de bâtiments par an. Mais pas n’importe où.

« Il y a des contraintes sur lesquelles nous ne pouvons pas transiger et notamment la distance entre l’exploitation et les abattoirs qui commercialisent les poulets de chair Bio qui ne doit pas dépasser 80 km. Jusqu’à présent, la filière a développé l’aviculture Bio dans l’Allier, berceau historique de l’aviculture Label en Auvergne. Aujourd’hui, il nous parait intéressant de regarder du côté du Parc Livradois-Forez et ce à plus d’un titre. »

Quelles sont les aides à la certification bio en Auvergne Rhône Alpes ?

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Quelles sont les aides ?

Afin de réduire pour les artisans et les entreprises les coûts liés au contrôle pour la certification Agriculture Biologique et d’inciter les entreprises et les artisans à développer une activité certifiée Agriculture Biologique, la Région participe aux frais de certification.

Qui sont les bénéficiaires ?

  • TPE (Très Petite Entreprises) en Rhône-Alpes

Au titre des deux années sur les trois premières années de certification AB après notification à l’Agence Bio.

Quel est le montant et l’accompagnement proposé ?

Pour les préparateurs (dont les artisans et restaurateurs) et les distributeurs, certifiés en Agriculture Biologique, le taux d’aide régionale est de 70% du coût HT des frais de certification.

Le montant de la subvention est plafonné à 800 €.

Quelles sont les modalités ?

Frais de certification de l’activité bio des entreprises sur présentation des copies des factures acquittées.

Les Infos pratiques

AB Consultant vous présente ses meilleurs Voeux 2018

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En ce début d’année qui commence, AB consultant vous présente ses meilleurs vœux pour 2018 !

Que cette nouvelle année vous apporte de la réussite professionnelle et pourquoi pas, un tournant vers l’appellation écologique et bio !

Nous restons à votre disposition pour échanger sur nos programmes et vous rappelons que vous trouverez l’ensemble des documentations techniques  et commerciales sur notre site internet : https://www.ab-consultant.fr

En attendant, vous pouvez télécharger notre plaquette commerciale sur la VIGNE.

En espérant vous compter parmi nos futurs clients.

Belle année à vous !

L’avenir du bio ouvre ses portes

La forte dynamique de conversion en agriculture biologique se poursuit, avec d’ores et déjà plus de 500 nouvelles ferme bio depuis début 2017 en Auvergne Rhône-Alpes, qui rejoignent les 4771 fermes déjà engagées en bio fin 2016.

Du 9 octobre au 12 novembre, une quarantaine de fermes bio ou en conversion ouvrent leurs portes afin de faire découvrir l’agriculture biologique et ses techniques dans le cadre des « Quinzaine de la bio », campagne organisée par le réseau des agriculteurs bio de la région Auvergne Rhône Alpes.

Agriculteurs, porteurs de projets, formateurs et élèves des centres d’enseignement agricole, chargés de missions, élus des collectivités, … sont tous invités à découvrir les témoignages d’agriculteurs et d’opérateurs, des démonstrations de matériel, des regards croisés sur le passage en bio, des données technico-économiques … Au somme un immense partage d’expériences est au programme de ces journées pour permettre la promotion des filières et des techniques bio.

Dans l’Ain, quatre portes ouvertes auront lieu :

  • Le 24 octobre à 14 heures, chez Guillaume MANCONI à Lhuis,
  • Le 7 novembre à 14 heures, au GAEC des Plantaz à Flaxieu,
  • Le 9 novembre à 14 heures, au GAEC de Cize à Cize

Retrouvez le programme détaillé de ces portes ouvertes ainsi que l’ensemble des portes ouvertes organisées en Auvergne Rhône Alpes sur le site Internet de la compagne : http://www.quinzainedelabio.com

Informations issues du journal l’Ainpact

Notre programme élevage de poulets de chair

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Retrouvez l’ensemble des brochures techniques pour notre programme de traitement pour l’élevage de poulets de chair :

Programme Poulets NF

OXYFEED NF
VITEXEL NF
OXYPUR
ADWELL

BDC Poulets

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Les grandes marques sont passées au sans antibiotique. Pourquoi pas vous ?

Nous restons, bien entendu, à votre disposition pour répondre à vos questions.

 

Une seule adresse : info@ab-consultant.fr